La fronde judiciaire annoncée par l’opposition congolaise vient de marquer une pause inattendue. Lundi, la Coalition Article 64 (C64) a officialisé le report du dépôt de sa plainte visant le président Félix Tshisekedi. Cette action en justice, qui devait initialement être enclenchée ce mardi 09 juin, visait à poursuivre le chef de l’État pour « tentative de renversement de l’ordre constitutionnel ».
C’était l’épée de Damoclès que la Coalition Article 64 comptait faire tomber sur Félix Tshisekedi ce mardi : une plainte retentissante pour « tentative de renversement de l’ordre constitutionnel. » Mais au moment de franchir le pas, la coalition a brusquement freiné des quatre fers.
Pourquoi ce rétropédalage ? Officiellement, la coalition affirme avoir mis la main sur des « éléments juridiques et factuels » inédits, ainsi que sur « des pièces supplémentaires » pour étoffer son dossier.
« La Coalition C64 informe l’opinion publique qu’elle a décidé de différer le dépôt de sa plainte afin d’y intégrer de nouveaux éléments juridiques et factuels apparus au cours des derniers jours, ainsi que des pièces supplémentaires récemment recueillies », peut-on lire dans un communiqué de la C64 publié lundi dernier.
Sans fixer la prochaine date de dépôt de sa plainte, la plateforme — qui rassemble des figures de proue de l’opposition telles que Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund ou encore Moïse Katumbi — assure toutefois que ce contretemps ne signifie nullement un abandon.
Dans un communiqué, la C64 réaffirme sa volonté de défendre l’ordre constitutionnel et l’État de droit en République démocratique du Congo.
Elle souligne que sa démarche s’inscrit dans une logique de « rigueur, fermeté et de responsabilité ».
La coalition promet de poursuivre les actions qu’elle juge « nécessaires à l’accomplissement de sa mission dans l’intérêt supérieur de la République ».







