Face à la montée des tensions sociales et aux interrogations légitimes de la population, le gouvernement provincial de la Tshopo tente de désamorcer la crise, ce jeudi, 11 juin 2026. Lors d’un briefing ce jeudi, le porte-parole du gouverneur, Me Michel Lumumba Byambe, a passé au crible les dossiers brûlants qui asphyxient le quotidien des Tshopolais : le calvaire des infrastructures routières et la flambée vertigineuse du coût de la vie.
Axe vital reliant Kisangani à Opala (via Otala), la Route nationale n°7 (RN7) est aujourd’hui au cœur de toutes les frustrations. L’exécutif provincial décline sa responsabilité directe en rappelant que ce gigantesque chantier de 360 kilomètres relève de la compétence exclusive du gouvernement central, qui gère le marché public.
Sur une enveloppe globale prévue de 12 millions de dollars américains, le blocage s’avère avant tout financier. Le pouvoir central n’a en effet décaissé que 30 % du budget total, soit un montant de 3,6 millions de dollars mis à la disposition de l’entreprise KS Logistique. Malgré cette importante contrainte budgétaire, les équipes sur le terrain tentent de faire avancer le chantier, actuellement positionné au niveau du point kilométrique 60 (PK 60).
Pour débloquer la situation, une mission d’évaluation urgente est prévue avec l’arrivée imminente du directeur général de la société de construction à Kisangani.
Dans les communes de Kisangani, la dégradation des artères urbaines pénalise lourdement la mobilité des citoyens.
À Lubunga, les autorités annoncent une reprise imminente des chantiers.
Afin de garantir l’effectivité de cette relance, une descente d’inspection sur le terrain a été planifiée immédiatement après le briefing médiatique pour évaluer l’état réel de l’avancement des travaux.
À Kabondo, sur le tronçon reliant la 18e à la 22e Rue TP, le chantier subit de plein fouet les aléas climatiques. Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville ces derniers mois ont paralysé les travaux. En cause, une incompatibilité technique majeure : la limonite utilisée pour la route ne peut être manipulée efficacement en période de forte humidité.
L’exécutif provincial promet toutefois un redémarrage dès que les conditions météorologiques le permettront.
Le panier de la ménagère est en berne à Kisangani, où le prix des denrées de première nécessité, notamment le riz, a pris l’ascenseur.
Le gouvernement provincial attribue cette inflation étouffante à une crise d’approvisionnement liée aux variations saisonnières. Contrant les rumeurs qui pullulent sur les réseaux sociaux, les autorités rappellent une réalité historique et structurelle : le riz consommé à Kisangani provient majoritairement d’Opala.
En raison de l’état impraticable des routes depuis des décennies, ce transport dépend entièrement de la voie fluviale, un canal soumis aux aléas climatiques et logistiques qui impactent directement les étals des marchés.
Face à ces urgences sociales qui touchent à la fois l’assiette et le déplacement des citoyens, le gouvernement provincial réaffirme sa volonté d’agir. L’exécutif assure aligner ses actions sur le programme « Tshopo Mosala » initié par le gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga Okelenge, tout en appelant la population à la patience face à des défis structurels profonds.
Faustin LINYEKULA Mkokole







