Le sit-in organisé ce vendredi à Kinshasa par la coalition d’opposition C64 a dégénéré en affrontements violents entre manifestants et forces de l’ordre, dans un contexte politique déjà tendu autour du débat sur le changement de la Constitution.
Dans une réaction particulièrement virulente, l’opposant Moïse Katumbi a accusé les autorités d’être responsables des violences survenues lors de la dispersion de la manifestation.
Il affirme que des citoyens venus “défendre pacifiquement la Constitution” ont été attaqués par des individus qu’il associe à la Force du Progrès, un mouvement affilié à l’UDPS, en dénonçant également la passivité des forces de sécurité.
Selon lui, plusieurs manifestants ont été blessés, certains dans un état jugé critique, et il évoque même des risques de pertes en vies humaines.
Dans un message publié sur son compte X, le leader d’Ensemble pour la République estime que le président Félix Tshisekedi porte une « responsabilité écrasante » dans ces événements, allant jusqu’à l’accuser d’alimenter un climat de tension politique. « Ce soir, Félix Tshisekedi a du sang sur les mains », a-t-il déclaré.
Entre-temps, les autorités n’ont pas encore livré de bilan officiel détaillé ni réagi à ces accusations précises. Les circonstances exactes des affrontements restent à clarifier, notamment le rôle des différents acteurs présents sur le terrain.
Ce nouvel épisode intervient dans un climat politique déjà marqué par de fortes divergences autour des réformes institutionnelles et des appels répétés de l’opposition à la mobilisation pacifique pour défendre l’ordre constitutionnel.







