Une vive tension a été enregistrée ce lundi dans le village de Gima, en territoire de Watsa (Haut-Uele), où des exploitants miniers artisanaux ont organisé une manifestation pour dénoncer ce qu’ils qualifient de dysfonctionnements dans la gestion de la carrière minière de Luka.
Selon des témoins sur place, des pneus ont été incendiés par des manifestants, illustrant le climat de mécontentement qui prévaut autour de ce site d’exploitation artisanale.
À l’initiative de cette mobilisation, la Fédération des Exploitants Artisanaux Unis du Territoire de Watsa FEAUTWA a rendu public un mémorandum adressé au gouverneur du Haut-Uele et transmis à plusieurs autorités nationales et provinciales. Le document a été lu devant la presse locale.
Dans ce mémorandum, la fédération exige notamment le retrait de la coopérative minière Troïka de la carrière de Luka ainsi que du groupement Lindi-Koda. Elle demande également la suspension de l’inspecteur des mines Éric Aleku Masilingwe, l’accusant notamment de tracasseries administratives, d’abus de pouvoir présumés et de traitement discriminatoire à l’égard des exploitants artisanaux.
« Nous exigeons l’arrêt immédiat des activités d’exploitation de la coopérative Troïka à la carrière de Luka ainsi que la suspension de l’inspecteur des mines Éric Aleku Masilingwe pour abus, tracasseries administratives et usurpation de pouvoir », a déclaré Emmanuel, présenté comme porte-parole circonstanciel du mouvement, lors de la lecture du mémorandum.
La FEAUTWA estime que les activités menées actuellement sur le site minier portent préjudice aux intérêts des exploitants artisanaux et affectent certaines communautés locales. Elle appelle les autorités compétentes à examiner ses revendications et à prendre des mesures susceptibles de restaurer un climat apaisé dans la zone.
Au moment de la rédaction de cet article, la situation demeurait sous surveillance des autorités locales, tandis que la mobilisation des exploitants artisanaux se poursuivait.
Il convient toutefois de préciser que les accusations formulées dans le mémorandum reflètent la position de la FEAUTWA. Jusqu’à présent, la coopérative minière Troïka et l’inspecteur des mines Éric Aleku Masilingwe n’ont pas réagi publiquement à ces allégations. Le respect du principe du contradictoire demeure essentiel pour permettre l’établissement des faits et garantir une information équilibrée.
Michaël ALIGA







