À deux jours du lancement officiel de la session ordinaire de l’Examen d’État 2026, la ministre l’Éducation nationale, Raïssa Malu, a assuré que les épreuves se dérouleront sur toute l’étendue du territoire, y compris dans les zones sous contrôle de l’AFC/M23. Elle a également mis en avant les avancées enregistrées dans la digitalisation du processus de correction des copies et de publication des résultats.
C’est un message de résilience que porte le ministère de l’Éducation nationale. À 48 heures du début des épreuves, Raïssa Malu réaffirme la sanctuarisation de l’éducation. La ministre a particulièrement rassuré les élèves vivant dans les territoires sous contrôle de l’AFC/M23, mouvement rebelle que Kinshasa accuse d’être soutenu par le Rwanda.
Selon elle, les dispositions nécessaires ont été prises afin que les candidats puissent participer aux épreuves dans des conditions acceptables.
« Aucun conflit armé ne peut justifier qu’un enfant soit empêché de présenter ses examens dans le calme, la sécurité et la dignité », a déclaré Raïssa Malu.
Confirmant l’acheminement des malles contenant les questionnaires d’examen vers les zones affectées par le conflit, la ministre a salué l’appui logistique des partenaires du gouvernement congolais.
« Leur engagement permet à nos enfants, y compris dans les contextes les plus difficiles, de faire valoir leur droit à l’éducation et à l’évaluation », a-t-elle indiqué.
« L’éducation doit demeurer un espace neutre, protégé et respecté », a rappellé Raïssa Malu avant de réaffirmer la volonté du gouvernement central de garantir une éducation de « qualité, inclusive et accessible à tous ».
Dans son message, la ministre a également invité les finalistes à aborder les épreuves avec « sérénité, confiance et intégrité ». Elle a souligné que l’Examen d’État constitue une étape décisive ouvrant la voie à l’enseignement supérieur et à une participation active au développement du pays.
« Ces épreuves nationales marquent la fin de vos études secondaires et ouvrent devant vous de nouvelles perspectives, notamment l’accès à l’enseignement supérieur et universitaire (….) [car ] la République Démocratique du Congo a besoin de citoyennes et citoyens responsables, engagés et patriotes, capables de contribuer à son développement durable », a-t-elle souligné.
Par ailleurs, Raïssa Malu a mis en avant les progrès réalisés dans la modernisation du système de gestion de l’Exetat. Quatre nouveaux centres de numérisation des copies ont été installés à Gemena, Kisangani, Butembo et Tshikapa, venant renforcer le dispositif déjà opérationnel à Kinshasa, Lubumbashi et Mbuji-Mayi.
Selon la ministre, cette extension du réseau de scannage vise à sécuriser le traitement des copies, accélérer les opérations de correction et améliorer la fiabilité ainsi que la transparence dans la publication des résultats.
Enock Mwaka







