RDC–Ouganda : signature ce lundi de six accords multisectoriels pour renforcer la coopération bilatérale

La République démocratique du Congo et l’Ouganda franchissent une nouvelle étape dans leur rapprochement diplomatique. Six mémorandums d’entente doivent être signés ce lundi 11 mai à Kampala, en marge de la visite du président Félix Tshisekedi auprès de son homologue ougandais Yoweri Museveni, selon des sources gouvernementales.

Ces accords s’inscrivent dans le prolongement de la 9ᵉ session de la Commission permanente mixte RDC–Ouganda, tenue du 8 au 10 mai à Kampala autour du thème : « Accélérer la prospérité partagée : commerce, infrastructures et sécurité pour une stabilité régionale renforcée et une transformation socio-économique ».

Réunissant 23 ministres des deux pays, les travaux ont été co-présidés par la ministre congolaise des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner et son homologue ougandais Odongo Jeje Abubakhar. Les discussions ont débouché sur une série de projets structurants couvrant le commerce, les transports, le tourisme, les TIC et la coopération sécuritaire.

Les six accords attendus portent notamment sur la création d’un cadre bilatéral de facilitation des échanges commerciaux, un partenariat institutionnel entre l’ANAPEX et l’UFZEPA, le développement du tourisme, les technologies de l’information et de la communication, ainsi que l’utilisation conjointe des infrastructures de recherche et de sauvetage en temps de paix.

Sur le plan des infrastructures, Kinshasa et Kampala ont également réaffirmé leur volonté d’accélérer la construction des postes frontaliers à arrêt unique et des marchés transfrontaliers modernes de Kasindi, Bunagana et Mahagi, considérés comme essentiels pour fluidifier les échanges et renforcer la sécurité dans une zone longtemps marquée par des tensions.

Conduite par le ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, la délégation congolaise a salué une « coopération stratégique en consolidation ». Côté ougandais, Odongo Jeje Abubakher a insisté sur la nécessité de traduire rapidement les engagements en actions concrètes, précisant que les experts disposent de trois mois pour accélérer la mise en œuvre de la feuille de route adoptée.

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