La tension politique s’accentue après l’annonce de sanctions américaines visant l’ancien président Joseph Kabila. Le parti au pouvoir, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), réclame désormais son arrestation.
À Kinshasa, le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a appelé ce lundi 4 mai à l’interpellation de l’ex-chef de l’État. Il s’exprimait en marge d’une marche organisée en soutien à l’administration de Donald Trump, à l’origine de ces sanctions.
Décidées par le département du Trésor américain, via l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), ces mesures prévoient notamment le gel d’éventuels avoirs de Joseph Kabila aux États-Unis ainsi que l’interdiction de toute transaction avec des citoyens ou entreprises américains.
Washington accuse l’ancien président de contribuer à l’instabilité dans l’Est du pays, évoquant des liens avec les rebelles de l’AFC/M23.
Pour l’UDPS, ces sanctions renforcent les accusations déjà formulées contre l’ex-dirigeant. Le gouvernement congolais, de son côté, salue une décision qu’il qualifie d’« importante » dans la lutte contre l’impunité. Il souligne qu’aucun processus de paix durable ne peut se construire sans vérité, justice et réparation.
Face à ces accusations, Joseph Kabila rejette fermement toute implication. Dans une déclaration, il dénonce des sanctions « injustifiées » et « politiquement motivées », affirmant qu’elles reposent sur des allégations non étayées.
L’ancien président dit se réserver le droit de contester ces mesures par les voies légales. Il réaffirme par ailleurs son attachement à l’unité nationale et rappelle que son mandat avait permis, selon lui, une première alternance pacifique au sommet de l’État en RDC.
Enock Mwaka







