Kinshasa : le siège du LGD de Matata Ponyo vandalisé !

Le parti Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD) dénonce une agression « barbare » perpétrée le week-end dernier contre son siège national à Kinshasa. Alors que les militants célébraient le 4e anniversaire de la formation, des individus identifiés par le parti comme appartenant à la « Force du Progrès » (UDPS) auraient forcé l’entrée, faisant plusieurs blessés graves et d’importants dégâts matériels. Dans un climat de fortes tensions politiques, le mouvement de l’ancien Premier ministre Matata Ponyo fustige une « dérive autoritaire » et exige l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire.

C’est aux environs de 13 heures, dans le quartier Macampagne de la commune de Ngaliema, à Kinshasa, que la situation a basculé. Les militants du LGD étaient alors réunis pour une messe d’action de grâce à l’occasion du 4e anniversaire de la formation politique de l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo.

Selon le communiqué signé par Franklin Tshiamala Manyiku, les assaillants auraient forcé l’entrée en brisant le portail principal avant de s’en prendre physiquement aux sympathisants présents. Le texte pointe du doigt les membres de la « Force du Progrès », un mouvement de jeunesse souvent critiqué par l’opposition pour ses méthodes musclées, tout en déplorant l’intervention « tardive » des forces de police basées à proximité.

Le parti dresse un premier inventaire préoccupant de cette agression : plusieurs membres ont été blessés, dont deux se trouvent dans un état grave. Des vols de matériel informatique et de téléphones portables ont été signalés, ainsi que la destruction du mobilier et des accès du bâtiment.

Une «dérive autoritaire» dénoncée

Pour le LGD, cet événement n’est pas un incident isolé mais le signe d’un climat politique délétère en RDC. Le parti dénonce une « dérive autoritaire » et une violation flagrante des libertés de réunion et d’association garanties par la Constitution.

Alors que les tensions politiques restent vives dans le pays, l’opposition appelle désormais la communauté internationale à témoin. Le LGD exige l’ouverture immédiate d’une enquête « indépendante et impartiale » pour traduire en justice les auteurs de ces violences, tout en réaffirmant sa volonté de poursuivre son combat politique malgré les intimidations.

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