Ville morte à Isiro : Clément Asape évoque un boycott populaire du mot d’ordre de l’opposition

Le communicateur du parti politique Action pour le Renouveau et le Développement du Congo (ARDC), Clément Asepe, a réagi à l’issue de la journée « ville morte » décrétée par certains acteurs de l’opposition. Selon lui, à Isiro chef-lieu de la province du Haut-Uele par exemple, les citoyens ont préféré poursuivre normalement leurs activités comme partout à travers le pays.

Pour ce cadre de l’ARDC, le faible impact de cette mobilisation s’explique par une prise de conscience de la population quant aux véritables motivations de ses initiateurs. Selon lui, les citoyens ont préféré vaquer à leurs occupations quotidiennes plutôt que de répondre à cet appel, qu’ils n’ont pas jugé conforme à leurs préoccupations.

« La population a compris que ceux qui appellent à cette journée agissent davantage pour des intérêts personnels que pour l’intérêt général. Les Congolais ne sont plus dupes. Ils ont décidé eux-mêmes de ne pas suivre ce mot d’ordre. Nous avons observé que les écoles ont fonctionné normalement, les commerçants ont ouvert leurs magasins et les citoyens ont vaqué librement à leurs occupations. Cela démontre clairement que cet appel n’a pas rencontré l’adhésion populaire recherchée par ses organisateurs », a-t-il déclaré.

Le communicateur de l’ARDC a également rejeté les accusations selon lesquelles les membres de l’opposition et la population auraient été victimes d’intimidations de la part des autorités avant cette journée. Il qualifie ces allégations de fausses et estime qu’elles ne correspondent pas à la réalité observée sur le terrain.

Clément Asepe rappelle par ailleurs que l’article 64 de la Constitution, régulièrement évoqué par certains opposants, doit être interprété dans son ensemble. Selon lui, cette disposition ne saurait justifier une quelconque prise du pouvoir par force et doit être appliquée dans le strict respect des principes constitutionnels.

Blaise YIKIANDEMA

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