Le gouvernement congolais a été instruit de procéder, sans délai, au retrait de tous les militaires et policiers présents illégalement sur les sites miniers à travers le pays, conformément aux orientations données par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, lors de la réunion du Conseil des ministres tenue vendredi dernier à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa.
Selon le compte rendu du Conseil des ministres, le Chef de l’État a dénoncé la présence récurrente d’éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de la Police nationale congolaise (PNC) sur plusieurs sites miniers, estimant que cette situation favorise l’insécurité, les actes d’extorsion ainsi que les réseaux de fraude et de contrebande.
À cet effet, le Président de la République a instruit le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, celui de la Défense nationale, le chef d’état-major général des FARDC ainsi que le commissaire général de la PNC de veiller à l’exécution immédiate du retrait de tout homme en uniforme se trouvant sur ces sites en dehors des missions légalement autorisées.
Le Chef de l’État a, en outre, exigé que des sanctions exemplaires soient prises à l’encontre des responsables de ces occupations irrégulières, soulignant la nécessité de préserver la bonne gouvernance du secteur minier, considéré comme un levier essentiel de l’économie nationale et de la crédibilité de la République démocratique du Congo sur les marchés internationaux.
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