Réforme Constitutionnelle : Félix Tshisekedi réaffirme son attachement à l’État de droit et appelle au dialogue

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a réaffirmé lundi son attachement au respect de la Constitution et de l’État de droit, tout en appelant les acteurs politiques à privilégier un dialogue responsable dans le traitement des questions d’intérêt national, notamment celles relatives aux réformes institutionnelles. C’était lors de son message adressé à la Nation dans le cadre du 66ème anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo.

Dans son allocution, le Chef de l’État a indiqué que les débats politiques sont légitimes dans une démocratie, à condition qu’ils s’inscrivent dans le respect des institutions, des lois de la République et de l’intérêt supérieur de la Nation.

Évoquant les discussions autour de la Constitution et des réformes institutionnelles, Félix Tshisekedi a estimé qu’aucune question d’intérêt national ne devait être interdite au débat, tout en soulignant que les réflexions touchant au pacte fondamental de la Nation ne sauraient être conduites dans la précipitation ou la manipulation.

Le Président de la République a rappelé que la Constitution demeure le fondement de l’organisation de l’État, garantissant l’équilibre des institutions ainsi que les droits du peuple, raison pour laquelle tout débat en la matière doit être mené avec sérénité, transparence et sens de l’intérêt général.

S’agissant de la loi référendaire adoptée par les deux Chambres du Parlement, le Chef de l’État a indiqué avoir saisi la Cour constitutionnelle afin qu’elle en examine la conformité à la Constitution avant toute éventuelle promulgation, conformément aux dispositions de l’article 160, alinéa 3, de la Loi fondamentale.

Selon lui, cette démarche s’inscrit dans le respect du principe de séparation des pouvoirs et traduit une volonté de garantir que toute décision majeure soit prise dans le strict respect des procédures constitutionnelles.

Le Président Tshisekedi a, par ailleurs, réaffirmé son ouverture au dialogue avec toutes les composantes nationales, précisant que celui-ci devait s’exercer dans le respect des institutions républicaines, de la souveraineté populaire et des lois de la République.

Il a également insisté sur le fait que le recours à la violence, aux armes, à la haine ou à la désinformation ne pouvait constituer un mode d’expression politique, estimant qu’aucune menace contre la République ne saurait ouvrir un droit particulier à la négociation.

Concluant ses propos, le Chef de l’État a invité les acteurs de la majorité, de l’opposition, de la société civile, des confessions religieuses ainsi que l’ensemble des forces vives de la Nation à faire preuve de responsabilité et de retenue afin de préserver l’unité nationale face aux défis auxquels le pays est confronté.

Étiquetté :