Polémique autour du bilan de Jean Bakomito : Caleb Bodio qualifie les acteurs de la Synergie de la société civile de « Dupond et Dupont » et d’« arnaqueurs »

La polémique entre la synergie de la société civile du territoire de Watsa et les défenseurs de l’exécutif provincial du Haut-Uélé continue de prendre de l’ampleur. Dans une intervention médiatique, Caleb Bodio, communicateur du gouverneur Jean Bakomito Gambu, a vivement réagi aux récentes déclarations de la synergie qui avait dressé un bilan critique de la gouvernance provinciale. S’attaquant particulièrement à Christophe Djouna et à ses collaborateurs, Caleb Bodio a rejeté leurs accusations et contesté leur légitimité à parler au nom de la population de Watsa. Selon lui, les membres de cette structure ne disposent d’aucun mandat populaire et poursuivraient des intérêts personnels plutôt que la défense des préoccupations citoyennes.

Dans un ton particulièrement virulent, le communicateur du gouverneur les a qualifiés de « Dupond et Dupont » et d’« arnaqueurs », les accusant de multiplier les déclarations dans le seul but de discréditer l’action de l’exécutif provincial.

« Je vous dis que cessez de donner du poids à Monsieur Djouna et ses pairs là, ce sont des Dupond et Dupont dans la société civile, ce sont des Dupond et Dupont. Ils ne sont pas de la société civile , ce sont des arnaqueurs, je le répète », a déclaré Caleb Bodio.»

Au cours de son intervention, il a également répondu aux critiques portant sur sa qualité de communicateur du gouverneur. Caleb Bodio a affirmé n’avoir aucun compte à rendre à Christophe Djouna concernant son statut et a invité ce dernier à s’adresser directement au cabinet du gouverneur pour toute vérification.

« Monsieur Djuna n’a qu’à se diriger au cabinet du gouverneur pour vérifier mon arrêté. Il n’engage pas la population du territoire de Watsa pour que je brandisse mon arrêté devant lui », a-t-il martelé.

Poursuivant son argumentaire, il a estimé que les attaques répétées de la synergie de la société civile relèvent davantage d’une campagne de dénigrement que d’un véritable exercice du contrôle citoyen. Il a notamment accusé certains de ses animateurs de chercher à exercer des pressions sur les autorités provinciales dans le but d’obtenir des avantages personnels.

Cette sortie médiatique intervient quelques jours après une conférence de presse organisée par la synergie de la société civile de Watsa. Au cours de cette rencontre, les responsables de la structure avaient dressé un tableau qu’ils jugent préoccupant de la gouvernance provinciale, dénonçant notamment l’absence de certaines infrastructures de base, des promesses non réalisées ainsi que plusieurs difficultés auxquelles la population reste confrontée.

Face à ces critiques, Caleb Bodio a défendu le bilan du gouverneur Jean Bakomito Gambu, soutenant que plusieurs projets de développement sont en cours de réalisation dans la province. Il a également appelé la population à faire confiance à l’action de l’exécutif provincial et à ne pas se laisser influencer, selon ses termes, par les déclarations de la synergie de la société civile. Cette nouvelle passe d’armes illustre la persistance des tensions entre une partie de la société civile de Watsa et les proches du gouverneur du Haut-Uélé. Alors que les deux camps maintiennent leurs positions respectives, le débat autour du bilan de la gouvernance provinciale continue d’alimenter les discussions au sein de l’opinion publique locale.

Michaël ALIGA

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