
La paroisse Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus de Niangara et ancienne Cathedrale du diocèse d’Isiro-Niangara dans la province du Haut-Uele a été profanée dans la nuit du 14 au 15 juillet 2026. Contacté ce vendredi, 17 juillet par la rédaction de sosoyamboka.net, l’abbé Jean-Marie Matsaga, vicaire de cette paroisse, indique que l’acte a été découvert tôt le matin alors que les prêtres se préparaient pour la célébration eucharistique.
Selon lui, les auteurs présumés ont forcé une porte d’entrée en bois située sur l’aile gauche de l’église, face à la cure. Ils ont arraché le tabernacle de son piédestal et emporté les Saint-Sacrements. Les ciboires ainsi que la custode contenant les hosties consacrées ont été retrouvés vides au sol, tandis que la sacristie a été entièrement fouillée. Un calice doré destiné aux célébrations eucharistiques a également été emporté.
» Nous avons constaté que la porte d’entrée de l’église, située sur l’aile gauche du bâtiment face à la cure, a été forcée. Le tabernacle a été arraché de son piédestal et emporté. Les ciboires et la custode contenant les Saint-Sacrements ont été retrouvés vides au sol. Après nos recherches, nous avons découvert le tabernacle à environ 400 mètres de la paroisse, dans la brousse environnante. Il était forcé et abandonné, tandis que les hosties consacrées ont été retrouvées dispersées dans la végétation. Nous avons fait appel aux services de l’État afin qu’ils constatent les faits et établissent leur rapport. Face à cet acte grave, nous appelons les chrétiens au calme, à la prière et à une démarche de réparation spirituelle « , a-t-il déclaré.
Cet acte qualifié de sacrilège par l’Église catholique, a suscité des vives émotions. Par ailleurs, l’abbé Jean-Marie Matsaga précise que les décisions canoniques face à cette situation relèvent de l’évêque du diocèse d’Isiro-Niangara. Une démarche qui devra déterminer les suites religieuses à donner à cette profanation de l’ancien siège cathédral.
Il convient de souligner qu’en exprimant la douleur de la communauté chrétienne face à cet événement, l’abbé Jean-Marie Matsaga appelle les fidèles au calme, à la prière et à la vigilance. Il invite les chrétiens de Niangara à s’unir dans une intention de réparation spirituelle après cet acte qui a profondément marqué la communauté catholique.
Blaise YIKIANDEMA






