En République démocratique du Congo, le gouvernement intensifie sa diplomatie judiciaire. Ce mercredi 30 septembre à Kinshasa, le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, s’est entretenu avec une délégation de magistrats belges. Au cœur des discussions : la fluidification des commissions rogatoires internationales pour traquer les flux financiers illicites et lutter contre la corruption transfrontalière.
C’est une étape clé dans le renforcement de l’entraide judiciaire entre Kinshasa et Bruxelles. Le garde des Sceaux congolais, Guillaume Ngefa, a reçu ce mercredi une délégation judiciaire belge de haut niveau, emmenée par le juge d’instruction Paul Van Santvliet et la magistrate fédérale Liesbet Masschelein. Une séance de travail axée sur l’optimisation des mécanismes d’entraide judiciaire, tout particulièrement dans l’exécution des commissions rogatoires internationales.
Les échanges ont principalement porté sur la répression de la criminalité transnationale, la lutte contre la corruption et la traque des flux financiers illicites. En l’absence d’accord bilateral spécifique, Kinshasa privilégie les principes de « courtoisie » et de « réciprocité judiciaire », indispensables pour faciliter les enquêtes complexes nécessitant des actes d’instruction sur les sols congolais et belge.
Souveraineté et secret de l’instruction
Le ministre de la Justice a tenu à réaffirmer la pleine disposition de la RDC à approfondir cette collaboration, tout en posant des garde-fous stricts. Cette synergie bilatérale doit s’opérer dans « le respect strict de la souveraineté nationale, de la législation congolaise et du secret de l’instruction ».
« Nous poursuivrons cette collaboration afin de consolider l’État de droit et d’accroître l’efficacité de l’entraide judiciaire internationale, au service de la vérité, de la transparence et de la protection de nos citoyens », a souligné Guillaume Ngefa.
L’arsenal anticorruption renforcé au Parlement
Cette rencontre intervient alors que le gouvernement congolais accentue sa pression sur les infractions financières. Le garde des Sceaux a rappelé à ses hôtes belges la présentation, lundi dernier à l’Assemblée nationale, du nouveau projet de loi sur la lutte contre la corruption, déclarée recevable par les députés.
En parallèle de cette offensive législative, Kinshasa entend renforcer les capacités opérationnelles de ses acteurs judiciaires pour modernized l’appareil de justice et garantir une meilleure traçabilité des procédures internationales.
Enock Mwaka







