Coup d’accélérateur pour les chantiers routiers dans le Haut-Uele : 50 kilomètres d’asphalte viennent s’ajouter au programme de modernisation initial. Annoncée par le gouverneur Jean Bakomito au retour de la Conférence des gouverneurs, cette rallonge financée par le gouvernement central vise à désenclaver la province.
Sur le tarmac de l’aéroport d’Isiro-Matari, l’ambiance avait des airs de célébration. Samedi dernier, à son retour de la Conférence des gouverneurs tenue dans le Kwilu, Jean Bakomito Gambu a partagé une nouvelle qui a résonné comme un soulagement pour les opérateurs économiques et les habitants du Haut-Uele.
Il a annoncé l’obtention d’un nouveau quota de 50 kilomètres d’asphaltage, financés par le Gouvernement Central sur instruction du Chef de l’État, Félix Tshisekedi.
Jusqu’ici, le projet d’asphatage des routes plafonnait à 33 kilomètres. Désormais, ce sont plus de 80 kilomètres qui seront recouverts de bitume.
L’originalité de la démarche Bakomito réside dans sa répartition. Plutôt que de concentrer tout l’asphalte dans les routes de la capitale provinciale, Isiro, le gouverneur mise sur une décentralisation du développement. Chaque chef-lieu de territoire recevra sa part, soit environ 7 kilomètres par entité. L’idée est de créer des pôles de croissance locaux pour stabiliser les populations et favoriser le commerce intérieur.
Devant la population, Jean Bakomito a lié la réussite de ces chantiers à la situation sécuritaire. Dans une province qui doit rester sur ses gardes face à l’insécurité, il a martelé la nécessité de l’« unité » et d’une « vigilance ». Le Chef de l’exécutif provincial a appelé la population à soutenir les efforts en cours pour garantir la stabilité et favoriser le développement de la province.
Enock Mwaka







