Haut-Uele : le pont Aro s’effondre, Patrick Adjube redoute une flambée des prix et l’isolement de plusieurs territoires

L’effondrement du pont Aro, survenu ce mercredi 15 juillet 2026 sur la Route nationale 26 (RN26), a coupé la circulation sur l’un des principaux corridors routiers du Haut-Uele. Cette infrastructure jouait un rôle crucial dans la liaison entre plusieurs territoires de la province et dans le transport des marchandises destinées aux populations locales.

Pour Patrick Adjube, président territorial de la Confédération des petites et moyennes entreprises du Congo (COPEMECO) à Faradje, cette catastrophe était annoncée. Il explique que l’ouvrage présentait depuis longtemps des signes de dégradation, aggravés par l’intensification du trafic des poids lourds consécutive à la détérioration de la route Mungbere–Isiro. « De nombreux transporteurs ont été contraints d’emprunter l’axe de Faradje pour rejoindre Isiro, augmentant considérablement la pression sur un pont déjà fragilisé », a-t-il confié à sosoyamboka.net.

Les conséquences économiques de cet effondrement suscitent de vives inquiétudes. La RN26 constitue une voie essentielle pour l’acheminement des denrées alimentaires, des matériaux de construction et de nombreux produits manufacturés vers les territoires de Faradje, Dungu, Niangara et Wamba. Les opérateurs économiques redoutent des retards d’approvisionnement, une raréfaction de certains produits et une augmentation progressive des prix sur les marchés.

Face à cette situation, les acteurs économiques appellent les autorités provinciales et nationales à engager sans délai des travaux de reconstruction du pont Aro et à accélérer la réhabilitation des infrastructures routières prioritaires. Pour de nombreux observateurs, cet incident met une nouvelle fois en lumière l’urgence de moderniser les réseaux de transport du Haut-Uele, dont dépend une grande partie de l’activité économique provinciale.

Michael ALIGA