À Goma, dans l’Est de la République démocratique du Congo, le climat est à la tension à l’Université Libre des Pays des Grands Lacs (ULPGL). Dès aujourd’hui, lundi 22 juin 2026, les activités académiques sont officiellement suspendues sur tous les campus de l’institution. Un mot d’ordre lancé par la coordination des étudiants, suite à l’échec des négociations avec les autorités universitaires concernant la tarification des frais académiques.
« Il n’y aura pas cours jusqu’à nouvel ordre», c’est qu’a décidé la coordination estudiantine de l’ULPLG. Selon un communiqué officiel, « aucun étudiant n’est tenu de se présenter aux cours, travaux pratiques, travaux dirigées » jusqu’à la levée du mot d’ordre.
Au cœur du conflit, deux mesures prises par l’administration de cet alma mater qui font grincer des dents. D’abord, l’exigence faite aux étudiants des promotions terminales (L3 et M2) de s’acquitter de la totalité des frais académiques, même lorsqu’il ne leur reste que quelques crédits à valider pour clore leur cursus.
Ensuite, l’imposition d’une pénalité de 10 dollars par crédit pour les cours non validés. Une charge supplémentaire qui, selon la coordination des étudiants, devient insupportable pour des familles déjà durement éprouvées par la précarité économique de la région.
La coordination des étudiants, par la voix de son porte-parole, Faradja Gaboel Didier, affirme avoir tout tenté. Les négociations, décrites comme « longues et laborieuses », ont finalement buté sur le « refus catégorique » de l’administration de faire le moindre geste.
Les étudiants exigent des « solutions équitables et durables » avant toute reprise des enseignements, travaux pratiques ou dirigés.
Enock Mwaka







