C’est le grand jour pour les finalistes du secondaire en République démocratique du Congo. La ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, a donné ce lundi matin, depuis Lubumbashi (Haut-Katanga), le coup d’envoi de la 59e édition de l’Examen d’État. Pendant quatre jours, jusqu’au 25 juin, des milliers de candidats à travers le pays vont plancher sur les épreuves de cette session ordinaire.
C’est dans un climat de solennité que la ministre de l’Éducation nationale a officialisé le début de cet examen crucial pour le parcours académique des jeunes Congolais. Devant les autorités éducatives locales, Raïssa Malu a adressé un message d’encouragement aux finalistes, les invitant à aborder ces quatre jours d’épreuves avec « sérénité, confiance et intégrité ».
La tenue de ces épreuves cette année est marquée par les préoccupations sécuritaires dans l’Est du pays. Face à la persistance des conflits, la ministre s’est voulue rassurante, confirmant que les malles d’items ont été acheminées même dans les zones sous occupation rebelle.
« Aucun conflit armé ne peut justifier qu’un enfant soit privé de ses examens », a martelé Raïssa Malu, rappelant avec fermeté que l’éducation doit demeurer « un espace neutre, protégé et respecté ».
Par ailleurs, au-delà du bon déroulement logistique de cette 59e édition, le ministère mise sur une réforme structurelle pour la gestion des résultats. Samedi dernier, Raïssa Malu a annoncé la mise en service de quatre nouveaux centres de numérisation des copies.
Désormais, Gemena, Kisangani, Butembo et Tshikapa viennent renforcer le réseau existant, composé de Kinshasa, Lubumbashi et Mbuji-Mayi. Une décentralisation qui, selon les autorités, doit permettre d’accélérer significativement la correction des copies et de garantir une plus grande transparence dans la publication des résultats, un point souvent sensible lors des sessions précédentes.
À travers tout le pays, des milliers de candidats entament désormais quatre jours décisifs qui détermineront l’obtention de leur diplôme d’État, véritable sésame pour l’accès aux études supérieures.
Enock Mwaka







