L’Est de la République démocratique du Congo bascule à nouveau dans l’horreur. Dans un communiqué publié dimanche, les Forces armées de la RDC (FARDC) ont dénoncé une série d’attaques meurtrières menées week-end dernier par les rebelles de l’AFC/M23, avec l’appui, selon Kinshasa, des troupes rwandaises (RDF). Ces frappes, menées à l’aide de drones, ont fait plusieurs morts et blessés.
Le bilan est lourd. Les 4 et 5 juillet, plusieurs localités des provinces du Nord et du Sud-Kivu ont été la cible de frappes menées, selon une source sécuritaire congolaise, à l’aide « des drones armés de type TB2 » par la coalition RDF/M23-AFC. Ces bombardements ont provoqué des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels, en pleine période de fragilité sécuritaire.
Parmi les zones touchées, la ville de Baraka, au Sud-Kivu, a payé un lourd tribut. Des sources locales font état de plusieurs victimes civiles, un bilan qui reste pour l’heure provisoire. Cette offensive intervient seulement quelques semaines après les récents efforts diplomatiques menés dans le cadre du processus de Doha entre le gouvernement congolais et la rébellion, visant à désamorcer la crise sécuritaire.
Halte aux « traitements contraires au droit international »
Dans un communiqué officiel, les FARDC ont fermement condamné ces actes, dénonçant également des « arrestations arbitraires » de jeunes civils dans les zones sous contrôle rebelle, sous prétexte de liens supposés avec les FDLR.
Le porte-parole des FARDC, le lieutenant-colonel Mak Mongba, a tenu à rappeler que les populations civiles « ne doivent, en aucune circonstance, être prises pour cible, soumises à des représailles ou faire l’objet de traitements contraires au droit international humanitaire ».
Tout en appelant la population à demeurer « vigilantes et unies » autour des institutions de la République et de leurs forces de défense et de sécurité, l’armée congolaise a réaffirmé sa détermination à défendre la Patrie avec « honneur, loyauté et courage (…) jusqu’au sacrifice suprême », et ce, malgré la persistance de cette crise qui continue de frapper les populations civiles des deux provinces.
Enock Mwaka







