La tension monte d’un cran à Durba autour du projet minier de Kibali. Face à ce qu’ils qualifient de « sortie ratée » de Monsieur Bienvenue et de ses alliés, les mouvements citoyens G20 et Vrai Vrai reçoivent désormais un soutien de poids.
Hugues AMURA MORA, coordonnateur de la société civile d’AVOKALA, est sorti de son silence pour fustiger la politique de la compagnie minière et exiger, à son tour, des excuses publiques immédiates avant que la situation ne devienne incontrôlable.
Interrogé sur le climat social délétère qui paralyse la région, le coordonnateur d’AVOKALA, Hugues AMURAv MORA, n’a pas mâché ses mots pour décrire l’abandon dont sa communauté se dit victime.
« Depuis que KIBALI nous a fait isolé, il ne s’occupe pas notre cas. Pas mal de commerçants fuient maintenant AVOKALA. Pas mal de maison, des parcelles sont dans la brousse. Le moyen de vivre à Avokala devient difficile. Nous la société civile D’AVOKALA, nous soutenons avec toute force les démarches de leader G20 et également leader vrai vrai pour le blocage des activités prévues ce vendredi, 05 juin 2026. »
Pour la société civile locale, la déclaration unilatérale de Monsieur Bienvenue et det ses collaborateurs ne reflète en rien la détresse des populations impactées par les opérations de délocalisation. Pire, elle est perçue comme une tentative de légitimer un processus qui ignore les droits des communautés directement affectées.
Hugues AMURA MORA a également pointé du doigt les manœuvres de la multinationale, qu’il accuse de vouloir fragiliser le front commun des revendications citoyennes.
« Nous mettons KIBALI en garde avec sa politique diviser pour bien régner. De prendre certaines personnes pour leur faveur », a-t-il martelé avec fermeté.
Selon les forces vives d’AVOKALA, le G20 et Vrai Vrai, plusieurs signataires de la motion contestée manquent cruellement de légitimité et agissent pour des intérêts particuliers plutôt que pour le bien-être collectif (indemnisations justes, transparence, relocalisation digne).
Aligné sur la position radicale du G20 et de Vrai Vrai, le coordonnateur d’AVOKALA exige que Monsieur Bienvenue et ses alliés fassent amende honorable. Un ultimatum de douze heures a été lancé pour obtenir des excuses publiques.
Les entrepreneur locaux et la société civile préviennent, si ce délai expire sans réaction, ils se réserveront le droit d’activer tous les leviers légaux et d’actions citoyennes nécessaires pour bloquer les projets en cours. L’appel à un cadre de concertation inclusif (autorités, communautés, société civile et Kibali) reste sur la table, mais le temps presse pour éviter une détérioration irréversible du climat social à Durba.
Faustin LINYEKULA MKOKOLE







