Chute du pont Ituri 2 : La Nouvelle Société civile interpelle le FONER et le ministère des ITPR

Face à l’asphyxie économique totale de la province de l’Ituri provoquée par l’effondrement du pont Ituri 2, la Nouvelle Société civile exige du gouvernement provincial, du FONER et du ministère des ITPR le financement immédiat d’une déviation d’urgence pour sauver la région d’une crise humanitaire imminente.​La chute de cet ouvrage vital survenue le 7 juin coupe net la circulation sur l’axe stratégique reliant Komanda, Bunia et la RN27.

Alors que la reconstruction complète prendra plusieurs mois selon les experts, la population subit déjà un calvaire sans précédent depuis trois jours : flambée des prix des denrées sur les marchés de Komanda et Mungwalu, produits agricoles qui pourrissent sur place, étudiants bloqués et malades incapables d’accéder aux centres hospitaliers.​Devant l’inertie des autorités, Maître Jospin Paluku Mbowa, de la Nouvelle Société civile de l’Ituri, tire la sonnette d’alarme et démontre qu’une solution locale est techniquement possible en quelques jours.

L’organisation plaide pour l’aménagement sommaire d’un contournement par le renforcement des tronçons en terre existants sur les berges, nécessitant simplement du remblai, des buses et une réelle volonté politique.​L’enjeu dépasse les frontières locales, car le pont Ituri 2 supporte un trafic intense entre le Nord-Kivu, l’Ituri et la frontière ougandaise.

Actuellement, les habitants en sont réduits à payer des piroguiers de fortune pour traverser la rivière au péril de leur vie, une situation inacceptable pour les forces vives de la région.​« La population ne peut pas payer le prix de la lenteur administrative », martèle la Nouvelle Société civile, qui rappelle que chaque jour de retard aggrave la misère et bloque également l’acheminement de l’aide par les acteurs humanitaires.

Faustin LINYEKULA MKOKOLE