
La société civile de Avokala dans la chefferie Bari-Logo (Watsa) réclame la libération sans condition de deux représentants des jeunes , arrêtés à Watsa dans un contexte de tensions liées aux revendications de la communauté locale. Elle appelle également les autorités à privilégier un dialogue franc et sincère afin de trouver des réponses aux préoccupations des habitants de cette cité réinstallée.
Le premier détenu est Agonva Jean-Pierre, Vice président de la Synergie des jeunes pour l’avenir d’Avokala. Il est en détention depuis vendredi dernier. Selon le coordonnateur de la Nouvelle Société civile congolaise, le motif de son arrestation reste inconnu. Il affirme également que le jeune leader aurait été interpellé sans convocation ni invitation préalable, une procédure qu’il juge irrégulière.
Le deuxième est le président de la société civile Monsieur Amos arrêté ce mardi 8 septembre 2026, pendant la journée ville morte organisée sur place. Les raisons exactes de son arrestation n’ont pas encore été précisées.
Cette journée ville morte visait à faire entendre la voix de la communauté face aux multiples préoccupations déjà soumises aux autorités et à la société Kibali Gold Mines.
Il sied de noter que depuis quelque temps, Avokala vit sur fond de tensions autour des revendications de la communauté auprès des autorités et de Kibali Gold Mines. La Synergie de la société civile regrette que les différentes démarches administratives entreprises n’aient, jusque-là, abouti à aucun résultat.
La dernière démarche en date est un ultimatum adressé aux autorités, dont la structure affirme détenir l’accusé de réception. Dans cette correspondance, les acteurs sociaux demandent l’ouverture d’un dialogue. Ils préviennent également que d’autres manifestations citoyennes de grande envergure pourraient être organisées si aucune réponse satisfaisante n’est trouvée.
La société civile plaide enfin pour l’implication des autorités à tous les niveaux afin de favoriser la libération des deux jeunes et d’apporter des solutions aux multiples préoccupations de la communauté d’Avokala.
Rédaction







