
La situation coutumière au sein du groupement Bugutali, dans la chefferie Mari-Minza, territoire de Watsa, continue de susciter des réactions.
Dans une note adressée à la rédaction, Godelive Kabayane Enyengwe, présidente de la famille régnante Mbiliki III, dénonce ce qu’elle considère comme un blocage de l’installation de César Mbiliki III, présenté par la famille comme l’héritier du trône, conformément à la volonté de la famille régnante.
Selon Godelive Kabayane Enyengwe, les autorités politico-administratives qu’elle met en cause empêcheraient l’installation de César Mbiliki III et laisseraient fonctionner le groupement sous un régime intérimaire.
La présidente de la famille régnante accuse notamment Gédéon Wofi, secrétaire administratif du groupement Bugutali, de bénéficier de cette situation. Elle lui reproche de faciliter, selon ses déclarations, ce qu’elle qualifie de « bradage du groupement », notamment à travers des opérations foncières qui seraient menées sans consultation suffisante des autorités coutumières et des notables locaux.
Ces accusations, qui portent notamment sur la gestion des terres coutumières, sont formulées par la représentante de la famille régnante et restent à confronter aux explications des personnes et services concernés.
Godelive Kabayane Enyengwe évoque également la situation de Jacques Mondogi, chef de la chefferie Mari-Minza, actuellement à Isiro après y avoir été invité par sa hiérarchie.
Elle demande des éclaircissements sur les raisons de ce séjour qu’elle qualifie de prolongé et souhaite le retour du chef dans sa juridiction.
Pour la présidente de la famille régnante Mbiliki III, l’absence prolongée du chef de chefferie, combinée au différend autour de la succession au niveau du groupement Bugutali, contribue à entretenir un climat d’inquiétude au sein de la communauté.
Godelive Kabayane Enyengwe appelle ainsi les autorités compétentes à clarifier la situation administrative et coutumière de Bugutali, à expliquer les raisons du maintien de Jacques Mondogi à Isiro et à permettre, selon elle, l’installation de César Mbiliki III comme héritier du trône revendiqué par la famille Mbiliki III.
Elle prévient par ailleurs que, faute de clarification, la communauté pourrait être amenée à « se prendre en charge », une déclaration qui appelle à la vigilance afin d’éviter toute escalade ou trouble à l’ordre public.






