Sortant d’un long silence, le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) et figure politique incontournable de la République démocratique du Congo (RDC), Vital Kamerhe, a réagi avec véhémence aux informations faisant état de l’engagement de l’ancien président Joseph Kabila à la tête d’un mouvement rebelle pro-rwandais.
Dans une déclaration publiée dans la nuit de mardi à mercredi, Vital Kamerhe n’a pas mâché ses mots. L’ancien président de l’Assemblée nationale a fermement condamné cette initiative visant à contester les institutions étatiques par les armes, qualifiant cette démarche de menace directe pour la stabilité du pays.
Au cœur de sa prise de parole, Vital Kamerhe a tenu à réitérer son alliance indéfectible avec le président en exercice, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Pour le leader de l’UNC, cette situation donne raison aux avertissements répétés lancés par le chef de l’État face aux périls sécuritaires qui guettent la nation.
« Je réaffirme mon soutien au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, mon allié et partenaire politique. Cette évolution conforte, à mes yeux, la justesse de ses mises en garde face à une menace qu’il avait identifiée. Elle nous commande de resserrer nos rangs autour de la défense de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale et de l’ordre constitutionnel », a déclaré Vital Kamerhe.
Alors que l’Est de la RDC continue de faire face à des crises sécuritaires chroniques, le patron de l’UNC a également insisté sur la nécessité absolue de tourner la page des méthodes violentes d’accession au pouvoir. Il plaide pour un sursaut national face à ce qu’il qualifie de cycle vicieux de l’histoire politique congolaise.
« Nous devons tous rejeter la rébellion comme mode d’accès au pouvoir. Nous devons mettre fin à ce cycle interminable de conflits suivis de dialogues, en espérant que celui que nous tiendrons sera le dernier et qu’il jettera véritablement les bases du développement de notre pays », a-t-il martelé.







