Le député national Gratien Iracan Unen de Saint-Nicolas émet des réserves sur la demande adressée aux élus par le Bureau de l’Assemblée nationale, les invitant à transmettre, au plus tard le 15 octobre, des photos, vidéos et coûts de leurs réalisations dans leurs circonscriptions.
Dans un communiqué publié le 7 octobre 2026, l’élu de l’opposition se dit favorable au principe de redevabilité. Il estime toutefois qu’il faut éviter de confondre les responsabilités du député avec celles du Gouvernement.
« Rendre compte, oui ; confondre les rôles, non », insiste Gratien Iracan. Selon lui, les articles 100 et 101 de la Constitution attribuent au député la mission de représenter la Nation, voter les lois et contrôler l’action du Gouvernement.
Pour le parlementaire, la construction des écoles, routes, ponts, centres de santé et autres infrastructures publiques relève de l’Exécutif, à travers le budget de l’État. Il considère qu’évaluer les députés uniquement selon le nombre d’ouvrages réalisés risque de les transformer en bailleurs de fonds et « d’ouvrir la porte au clientélisme ».
Gratien Iracan affirme n’avoir reçu aucun financement de l’État ou de l’Assemblée nationale pour la réalisation d’infrastructures ou d’actions sociales dans sa circonscription. Il indique que les interventions menées en faveur de la population l’ont été sur fonds propres ou grâce à des plaidoyers auprès des autorités.
L’élu demande ainsi au Bureau de l’Assemblée nationale de clarifier l’existence éventuelle d’un mécanisme de financement destiné aux députés pour des interventions publiques, ainsi que les critères d’attribution de telles ressources. Il sollicite également la publication des noms des élus qui auraient bénéficié de subventions à cette fin.
Le député annonce enfin qu’il transmettra son bilan dans le délai requis, en mettant l’accent sur ses actions parlementaires, ses initiatives législatives, le contrôle de l’action gouvernementale et ses plaidoyers en faveur de la population.







