Kalev Mutond, ancien administrateur général de l’Agence nationale de renseignements (ANR), est décédé lundi 5 octobre à Paris, en France, à l’âge de 69 ans. La nouvelle a été confirmée par sa famille, selon plusieurs sources concordantes.
L’ancien patron des renseignements congolais se trouvait à Paris depuis près d’un an pour des soins médicaux. Les causes précises de son décès n’ont pas été communiquées à ce stade.
Originaire du sud du Katanga, Kalev Mutond avait progressivement gravi les échelons des services de renseignement avant d’être nommé à la tête de l’ANR en octobre 2011. Il y restera jusqu’en 2019, soit près de huit ans, sous la présidence de Joseph Kabila.
Proche de l’ancien chef de l’État, il était considéré comme l’une des figures centrales de l’appareil sécuritaire du régime Kabila. Son passage à la tête de l’ANR a toutefois été marqué par de nombreuses controverses et des accusations de violations des droits humains.
Les États-Unis l’avaient sanctionné en 2016, tandis que l’Union européenne avait pris des mesures restrictives à son encontre en 2017, l’accusant notamment d’être impliqué dans des arrestations arbitraires, des détentions et des mauvais traitements.
Après l’alternance politique de 2019, Kalev Mutond avait fait l’objet de plaintes en RDC, notamment pour des faits présumés de torture, d’arrestations arbitraires et d’enlèvements. Il était également visé par un avis de recherche, finalement suspendu en août 2023 par le parquet général près la cour d’appel de Kinshasa-Gombe.
En 2023, l’Union européenne avait par ailleurs retiré Kalev Mutond de sa liste de personnes faisant l’objet de mesures restrictives, à la suite d’une décision du Tribunal de l’Union européenne.
Avec sa disparition, la RDC perd l’une des personnalités les plus marquantes du service de renseignement.







