Prix Nobel de la paix 2026 : Navi Pillay désignée lauréate

Le Comité Nobel norvégien a décerné le prix Nobel de la paix 2026 à Navanethem « Navi » Pillay, en reconnaissance de son engagement en faveur de la promotion de la paix et du droit international. Cette distinction a suscité la réaction de la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, qui a adressé ses félicitations à la lauréate, tout en soulignant l’importance de la justice pour les victimes des violences en République démocratique du Congo (RDC).

Dans son message, la cheffe de la diplomatie congolaise a rappelé la portée du rapport Mapping des Nations unies, publié en 2010, alors que Navi Pillay était Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme. Ce document recense les violations graves des droits humains et du droit international humanitaire commises sur le territoire congolais entre 1993 et 2003.

« Félicitations à Navi Pillay pour l’obtention du prix Nobel de la paix 2026. En RDC, le rapport Mapping, publié durant son mandat de Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, a documenté de graves violations et confirmé la nécessité de faire éclater la vérité et de rendre justice aux victimes et aux survivants », a écrit Thérèse Kayikwamba Wagner.

Elle a également souligné que cette distinction rappelle que le droit international s’impose à tous les États, y compris à ceux qui soutiennent des groupes armés.

« Nous restons déterminés à mettre fin à l’impunité liée à l’agression et aux exactions infligées à notre peuple. Nul n’est au-dessus de la loi ; la lumière de la justice continue de briller », a-t-elle ajouté.

Née le 23 septembre 1941 à Durban, en Afrique du Sud, Navanethem Pillay, connue sous le nom de Navi Pillay, est une juriste sud-africaine d’origine indienne. Son parcours est marqué par son engagement en faveur des droits humains et de la lutte contre les discriminations.

En 1967, elle devient la première femme à ouvrir un cabinet d’avocats dans la province du Natal. Sous le régime de l’apartheid, elle défend notamment des militants anti-apartheid et des prisonniers politiques.

En 1995, elle est nommée juge à la Haute Cour d’Afrique du Sud, devenant la première femme noire à occuper cette fonction. La même année, elle rejoint le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), dont elle devient présidente en 1999. Elle contribue notamment à l’évolution du droit international relatif aux violences sexuelles en période de conflit.

De 2003 à 2008, elle siège à la Cour pénale internationale (CPI). Elle occupe ensuite les fonctions de Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme de 2008 à 2014.

Son parcours l’a placée au cœur de plusieurs initiatives internationales visant à renforcer la protection des droits fondamentaux, la reconnaissance des victimes et la lutte contre l’impunité.

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