Prison centrale de Makala : plus de 100 détenus libérés dans le cadre de la lutte contre la surpopulation carcérale

Au total Cent huit (108) détenus de la prison centrale de Makala, à Kinshasa, ont bénéficié d’une mise en liberté, jeudi, après examen de leurs situations respectives par le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu, a annoncé le ministre d’État, ministre de la Justice, Guillaume Ngefa.

Cette mesure intervient dans le cadre des efforts visant à lutter contre la surpopulation carcérale et à améliorer les conditions de détention dans cet établissement pénitentiaire, conçu pour accueillir 1 500 personnes, mais qui héberge actuellement plusieurs milliers de détenus, civils et militaires, selon le ministre.

« Je salue la décision prise ce jour par le Procureur général près la Cour de cassation, ayant permis la mise en liberté de 108 détenus après examen de leurs situations respectives », a déclaré Guillaume Ngefa dans un message publié jeudi.

Le ministre de la Justice a précisé que les autorités judiciaires compétentes devaient être mobilisées dès vendredi pour examiner avec diligence les dossiers des détenus et identifier les cas pouvant légalement bénéficier d’une mise en liberté, dans le respect des procédures judiciaires et de l’indépendance de la justice.

Il a également rappelé avoir accordé, la semaine précédente, une libération conditionnelle à 66 personnes remplissant les conditions prévues par la loi.

Par ailleurs, une attention particulière devrait être accordée aux femmes détenues avec leurs enfants en bas âge ainsi qu’aux personnes souffrant de troubles mentaux, a souligné le ministre, insistant sur la nécessité de préserver la dignité humaine et les droits fondamentaux en milieu carcéral.

La surpopulation, la promiscuité, l’état des infrastructures et les difficultés d’accès aux soins figurent parmi les défis auxquels est confrontée la prison centrale de Makala.

« Le désengorgement de nos prisons est une nécessité. Il doit être conduit avec rigueur, humanité et dans le plein respect de l’État de droit », a conclu Guillaume Ngefa.

Étiquetté :