
Les travaux de la Commission de suivi et d’évaluation du Pacte de paix entre Kibali Goldmines et les communautés locales des territoires de Watsa et Faradje se sont clôturés après 17 jours d’échanges. Cette session, organisée sous l’impulsion des autorités provinciales du Haut-Uele, a permis d’évaluer les engagements pris par les différentes parties et de dégager une feuille de route destinée à consolider la paix sociale autour des activités minières.
Président du Comité Local de Développement Élargi (CLD-E) de Watsa-Faradje et deuxième vice-président de la commission, Me. Sixte Tandema Tandema s’est félicité des avancées enregistrées. Il estime que les discussions ont permis de réduire les tensions entre l’entreprise minière et les communautés riveraines, tout en favorisant un dialogue fondé sur les dispositions du Code minier et de la loi sur la sous-traitance.
« Nous disposons désormais d’une base solide pour impulser le développement de notre milieu et renforcer la cohésion entre toutes les parties prenantes », a-t-il déclaré.
Parmi les principales résolutions figurent le remplacement progressif des simples bons de commande par de véritables contrats de sous-traitance, offrant davantage de garanties juridiques aux PME locales. Cette mesure devrait faciliter l’accès des entrepreneurs aux financements bancaires et permettre un meilleur accompagnement de leurs activités. La commission a également insisté sur l’application du principe du préfinancement des marchés, conformément à l’article 16 de la loi sur la sous-traitance, ainsi que sur la priorité à accorder aux entreprises et à la main-d’œuvre locales dans l’attribution des marchés.
Les participants ont, en outre, adopté une feuille de route assortie d’indicateurs de suivi. Une première évaluation est prévue dans trois mois afin de mesurer le niveau d’exécution des engagements pris par Kibali Goldmines et les autres parties prenantes.
Au terme des assises, M. Sixte a exprimé sa reconnaissance au gouverneur de la province du Haut-Uele et au gouvernement provincial pour la mise en place de cette commission à travers un arrêté officiel. Selon lui, cette initiative constitue un cadre permanent de concertation susceptible de transformer les différends passés en un partenariat durable au service du développement des communautés de Watsa et Faradje.
Elias Magumba






