
Le député national Étienne Andrito Alendo a passé en revue plusieurs difficultés qui touchent la population de Faradje et, plus largement, du Haut-Uele. Au cours d’une conférence de presse tenue ce dimanche 27 septembre 2026 à Faradje-Centre, l’élu a notamment évoqué la sécurité, l’état des routes, la santé publique, les conflits de limites, la présence des éleveurs Mbororo, le chômage des jeunes et l’exploitation minière.
La sécurité reste, selon lui, une condition essentielle au développement des communautés. Il a estimé que face à l’insécurité persistante dans certaines zones du Haut-Uele, notamment à Watsa et dans d’autres territoires, les autorités compétentes doivent renforcer la protection des populations.
« Sans sécurité, il est difficile de parler de développement. L’État dispose de l’armée, de la police et des services de sécurité ; il doit donc prendre ses responsabilités pour garantir la protection de la population », a déclaré le député national.
Sur le volet des infrastructures, Étienne Andrito Alendo a déploré l’état de plusieurs axes routiers reliant les entités du territoire de Faradje.
Il a particulièrement évoqué le pont jeté sur la rivière Dogia, à Sesenge, dans le groupement Tadu, qui connaît des dégradations malgré sa reconstruction ou sa réhabilitation.
L’élu de Faradje appelle ainsi à privilégier la réalisation d’ouvrages durables et à renforcer le suivi des travaux publics. Il a également insisté sur le rôle de contrôle, de plaidoyer et de représentation que doivent jouer les députés afin de porter les préoccupations de la population auprès des autorités compétentes.
La situation des structures sanitaires publiques a aussi figuré parmi les sujets abordés. Le député national a relevé les difficultés qui affectent plusieurs formations sanitaires et qui, selon lui, compromettent la qualité des soins offerts à la population.
« L’hôpital public doit être un lieu où le citoyen vient chercher des soins et non un endroit qui accentue sa souffrance. Il est urgent de renforcer les structures publiques pour que les populations vulnérables puissent bénéficier de soins convenables », a-t-il soutenu.
Concernant le conflit de limites entre les chefferies de Dhongo et de Doka, Étienne Andrito Alendo a appelé les communautés à préserver la cohabitation pacifique. Il les a invitées à privilégier le dialogue et les mécanismes institutionnels pour résoudre les différends liés aux limites, estimant que ces conflits sont parfois alimentés par des manipulations politiques.
La présence des éleveurs Mbororo dans certaines zones de Faradje a également retenu son attention. Le député estime que cette question exige une attention particulière des autorités, notamment en matière de sécurité et de cohabitation avec les communautés locales.
« Pour mettre fin au phénomène Mbororo dans le territoire de Faradje, j’appelle la population à se prendre en charge. Ne pas acheter les produits auprès de ces éleveurs étrangers et moins encore les vendre les notre est une piste de solution face au phénomène Mbororo dans le territoire, prenons-nous en charge face à cette question », a-t-il déclaré.
Sur le plan économique, Étienne Andrito Alendo a évoqué le chômage des jeunes. Malgré le potentiel minier de la région, il estime que les jeunes de Faradje ne bénéficient pas suffisamment des opportunités existantes. Il plaide pour la création d’emplois, l’autonomisation des jeunes et l’accompagnement des initiatives locales.
Le député national a enfin dénoncé ce qu’il présente comme la poursuite de l’exploitation minière clandestine dans certaines zones. Il demande aux autorités de renforcer le contrôle du secteur et de faire respecter les dispositions légales.
Pour l’élu de Faradje, les ressources minières doivent contribuer davantage au développement des communautés locales, notamment par la création d’emplois, la réalisation d’infrastructures et l’amélioration des services sociaux de base.
Blaise YIKIANDEMA






