Le caucus des députés nationaux du Haut-Uele a échangé avec le ministre de l’Intérieur sur la situation sécuritaire dans cette province du nord-est de la République démocratique du Congo. Au cours de cette rencontre, les élus ont plaidé pour le renforcement des effectifs de sécurité et l’organisation de patrouilles afin de lutter contre les cambriolages nocturnes et les braquages à main armée, particulièrement dans la ville d’Isiro et le territoire de Watsa. L’objectif est d’obtenir des mesures concrètes pour améliorer la protection de la population.
Selon Norbert Samaki, président du caucus des députés nationaux du Haut-Uele, les effectifs des services de sécurité restent insuffisants au regard des besoins sur le terrain. Il affirme que les élus ont présenté leurs préoccupations au ministre de l’Intérieur, dans l’espoir d’obtenir son accompagnement pour renforcer les dispositifs sécuritaires, notamment les patrouilles nocturnes.
« Nous avons dit que l’effectif peut être faible par rapport au nombre de personnes à sécuriser. Nous continuons à constater que le nombre d’agents chargés d’assurer la sécurité est insuffisant pour maintenir l’ordre. Ce sont les points que nous avons exposés au ministre, qui nous a bien écoutés. Je pense qu’il devra nous apporter son soutien pour pouvoir organiser les patrouilles », a déclaré Norbert SAMAKI au lors d’un entretien accordé à Sosoyamboka.net ce mercredi, 14 octobre 2026.
Concernant le suivi des engagements du gouvernement, le président du caucus a indiqué que les députés comptent principalement sur les alertes de la population pour évaluer l’évolution de la situation sécuritaire. Il a expliqué que les élus resteront attentifs aux informations provenant des habitants afin d’interpeller, si nécessaire, les autorités compétentes sur la persistance des actes criminels.
Par ailleurs, abordant la question de la présence des éleveurs Mbororo dans la région, Norbert Samaki a indiqué que les députés n’ont pas souhaité approfondir ce dossier lors de cette rencontre, la Direction générale de migration (DGM) étant engagée dans une opération de recensement. Il a néanmoins déploré l’absence d’une solution durable à cette problématique, qu’il considère comme une préoccupation dépassant les frontières congolaises et nécessitant une réponse concertée des gouvernements concernés.
« Les problèmes de sécurité ne concernent pas seulement les agents de l’État, les militaires ou les policiers. C’est le problème de toute la population. Chacun doit être vigilant, détecter les situations suspectes et alerter les autorités locales. Lorsqu’on aperçoit des individus suspects dans nos milieux, il faut les dénoncer. Je pense que si chacun joue son rôle, les malfaiteurs ne pourront pas continuer à nous déranger », a conclu le président du caucus des députés nationaux du Haut-Uele.
Blaise YIKIANDEMA







