Face à la persistance de l’insécurité dans la province du Haut-Uele, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, le gouvernement provincial tape du poing sur la table. Week-end dernier, le gouverneur Jean Bakomito Gambu a réuni l’ensemble de la chaîne sécuritaire – administrateurs de territoires, commandants de la police et responsables des services de renseignement – pour imposer une nouvelle feuille de route prioritaire.
Au centre des directives données par l’autorité provinciale : le démantèlement immédiat de toutes les barrières routières illégales et l’intensification des patrouilles pour traquer les réseaux criminels. S’inscrivant dans la vision de sécurité et de restauration de l’autorité de l’État prônée par le président Félix Tshisekedi, le gouverneur a rappelé que l’évaluation des Conseils locaux de sécurité se fera désormais de manière rigoureuse.
Pour restaurer la confiance de la population, Jean Bakomito a confirmé l’ouverture dès cette semaine des procès publics contre les présumés criminels arrêtés lors des récentes opérations. En soutien à l’appareil judiciaire local, l’exécutif provincial s’est engagé à financer la formation renforcée des Officiers de police judiciaire (OPJ) pour garantir la qualité des procédures pénales.
En réponse, les commandants de la Police nationale congolaise (PNC) ont transmis un mémorandum détaillant leurs besoins structurels : réouverture et opérationnalisation de l’école provinciale de police pour résorber le manque d’effectifs, dotation en moyens logistiques et construction d’infrastructures sécuritaires modernes.
L’autorité provinciale du Haut-Uele s’est engagée à apporter des réponses graduelles à ces demandes, tout en félicitant l’action conjointe des FARDC, de la PNC et de la jeunesse locale, dont la vigilance a permis d’effectuer d’importantes interpellations ces derniers jours.







