
Un atelier de sensibilisation, de consultation et de vulgarisation sur le processus de délocalisation et de réinstallation des communautés affectées par le projet minier de Giro Gold Fields a débuté ce jeudi 10 septembre à Giro, dans le territoire de Watsa, province du Haut-Uele.
Ces assises, prévues pour trois jours, réunissent plusieurs parties prenantes au processus, notamment des personnalités venues de Kinshasa, d’Isiro et de Watsa, ainsi que les représentants de 35 couches de la communauté de Giro.
L’objectif de cette rencontre est notamment de permettre aux différentes parties concernées de mieux comprendre le processus de délocalisation et de réinstallation, d’échanger sur les préoccupations des communautés affectées et de clarifier les différentes étapes devant conduire à la mise en œuvre de ce processus.
Les autorités provinciales appelllent au respect des engagements.
La cérémonie d’ouverture a été présidée au nom du gouverneur de province, empêché, par Didier Yolo Meduama, ministre provincial principal chargé des Mines.
Dans son intervention, le représentant du chef de l’exécutif provincial a appelé l’ensemble des parties prenantes à privilégier le dialogue, la transparence et le respect des engagements pris dans le cadre de ce processus.
Il a également insisté sur la nécessité pour chaque acteur de se conformer aux lois et règlements de la République démocratique du Congo, afin que le processus de délocalisation et de réinstallation puisse se dérouler dans un climat apaisé et dans le respect des droits des communautés concernées.
Pour les autorités provinciales, le respect du cadre légal constitue ainsi un élément essentiel pour prévenir les incompréhensions et favoriser une issue consensuelle entre les différentes parties.
L’objectif de cet atelier est de rassurer la population sur l’effectivité du processus après concertation avec les parties prenantes. De leur côté, les personnes directement concernées suivent avec une attention particulière le déroulement de ces assises.
Emmanuel Mboligihe, représentant des personnes affectées par le projet, se réjouit du démarrage de cette étape qu’il considère comme une avancée vers l’aboutissement d’un processus entamé depuis plusieurs années.
Pour lui, les populations de Giro nourrissent désormais l’espoir d’obtenir davantage de précisions sur leur situation et sur les prochaines étapes de leur éventuelle délocalisation et réinstallation.
Les communautés attendent notamment que les échanges permettent d’apporter des réponses concrètes à leurs préoccupations et de clarifier leur avenir dans le cadre du développement du projet minier.
Durant trois jours, les participants sont donc appelés à échanger autour du processus de délocalisation et de réinstallation, dans l’objectif de favoriser une meilleure compréhension des enjeux par toutes les parties prenantes.
La participation des représentants de différentes composantes de la communauté de Giro devrait également permettre de faire remonter les préoccupations des personnes affectées et de renforcer le dialogue autour de ce processus.
À l’issue de l’atelier, les communautés espèrent surtout disposer d’informations précises sur les différentes étapes du processus ainsi que sur les engagements des parties concernées.
Ces assises constituent ainsi une nouvelle étape dans un dossier qui suscite depuis plusieurs années l’attention des populations de Giro, directement concernées par les activités du projet minier de Giro Gold Fields.
Amisi Walum






