En République démocratique du Congo, la sécurité de la navigation fluviale est à nouveau mise à rude épreuve. Deux baleinières sont entrées en collision dans la nuit du samedi au dimanche 4 octobre, à la hauteur de la localité de Ngombe-Lukolela, dans la province de l’Équateur. Le bilan provisoire, encore officieux, fait état de plusieurs personnes disparues, de pertes humaines et de lourds dégâts matériels.
Le drame s’est produit au cœur de la nuit sur le fleuve Congo, l’une des principales voies de transport de la région. Surpris dans l’obscurité, l’un des deux bâtiments motorisés a rapidement coulé à pic à la suite du choc, emportant avec lui conteneurs et passagers.
Alertés par les appels au secours, des riverains et d’autres usagers du fleuve se sont mobilisés dans des conditions particulièrement difficiles pour porter assistance aux naufragés. Une trentaine de survivants ont pu être tirés des eaux, tandis que les recherches se poursuivent activement pour tenter de retrouver les nombreux disparus.
Quant à la seconde embarcation, elle a été immobilisée sur place par les forces locales à Ngombe. Elle est maintenue à quai dans l’attente des enquêteurs dépêchés depuis le chef-lieu de la province.
À ce stade, les autorités provinciales n’ont pas encore livré de bilan officiel. Une équipe d’experts de la navigation et des services de sécurité doit faire le déplacement depuis Mbandaka pour éclaircir les circonstances exactes de cette collision et établir les responsabilités.
Ce nouveau drame remet en lumière l’extrême vulnérabilité du transport fluvial en RDC. La navigation nocturne sans balisage, le non-respect des règles élémentaires de sécurité, la surcharge récurrente des baleinières et le manque d’équipements de sauvetage restent les principales causes des tragédies à répétition qui deuillent régulièrement le bassin du Congo.
Sosoyamboka.net et Radio Okapi







