De l’AFC/M23 au FRN : « quelle que soit sa dénomination, ce groupe armé relooké est appelé à disparaître au terme du processus de Doha », affirme Patrick Muyaya

Le porte-parole du gouvernement congolais a affirmé que le processus de Doha devrait aboutir à la disparition du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), un groupe armé créé par l’ancien président Joseph Kabila « pour penser renverser l’ordre constitutionnel et revenir au pouvoir. » Dans une déclaration publiée dimanche 18 octobre, Patrick Muyaya a dénoncé la création de ce mouvement qu’il présente comme une nouvelle appellation destinée à masquer la nature des acteurs impliqués dans la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

« Le choix du Président honoraire de prendre les armes signifie qu’il a choisi de tuer les Congolais pour penser renverser l’ordre constitutionnel et revenir au pouvoir », a déclaré Patrick Muyaya.

Selon lui, le lancement de ce nouveau mouvement ne change rien à la nature des acteurs ni à leurs objectifs présumés. Il estime que cette initiative vise à donner une nouvelle image à des acteurs dont les méthodes et les intentions seraient déjà connues.

Le porte-parole du gouvernement a, par ailleurs, réaffirmé l’engagement de Kinshasa à poursuivre les démarches diplomatiques en cours pour résoudre la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, notamment à travers les processus de Washington et de Doha.

« Quelle que soit sa dénomination, ce groupe armé relooké est appelé à disparaître au terme du processus de Doha », a-t-il affirmé.

Patrick Muyaya a également appelé les responsables de l’opposition, notamment ceux de la Coalition Article 64 (C64), qui réclamaient la participation de Joseph Kabila au dialogue, à clarifier leur position face à cette nouvelle évolution politique et sécuritaire.

Dans sa déclaration, il a accusé le Rwanda de chercher à présenter le conflit comme une crise interne congolaise afin de se soustraire à ses responsabilités.

Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement a réaffirmé son attachement à la légitimité électorale et à l’ordre constitutionnel, annonçant que le Bloc pour la République s’opposerait à cette nouvelle initiative.

« Le pouvoir appartient au peuple congolais. Il se conquiert par les urnes, pas par les armes », a conclu Patrick Muyaya.

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