La République démocratique du Congo (RDC) a plaidé, lundi à Lusaka, pour le renforcement des infrastructures et la transformation locale des produits avant leur exploitation, dans le cadre de la deuxième réunion de coordination du Corridor de Lobito, ouverte sous la conduite du Président zambien, Hakainde Hichilema.
La délégation congolaise à ces travaux est conduite par le ministre d’État en charge du Plan, Guylain Nyembo, accompagné du ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, et du ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya.
Les échanges portent notamment sur les avancées réalisées depuis la première réunion de coordination tenue en février 2026 à Luanda, en Angola, ainsi que sur les perspectives de développement du corridor.
Pour la RDC, l’un des enjeux majeurs consiste à renforcer les infrastructures permettant de mieux connecter les différentes zones du pays au Corridor de Lobito. Le développement de l’axe Dilolo-Sakania figure ainsi parmi les priorités examinées au cours de cette rencontre.
Les participants mettent également l’accent sur la nécessité de favoriser la transformation locale des produits avant leur exploitation, notamment à travers le développement des activités agricoles et industrielles. Cette approche vise à accroître la valeur ajoutée des ressources produites en RDC et à créer davantage d’opportunités économiques et d’emplois.
Le développement de nouvelles villes autour des pôles économiques ainsi que le raccordement de plusieurs routes au Corridor de Lobito figurent également parmi les pistes examinées.
La question énergétique occupe également une place importante dans les discussions, avec la nécessité de renforcer l’accès à l’énergie et aux infrastructures routières afin de réduire les contraintes auxquelles font face les investisseurs privés engagés dans les projets liés au corridor.
Le Corridor de Lobito devrait par ailleurs jouer un rôle majeur dans l’acheminement du cobalt produit dans la région, avec près de 70 % de la production mondiale de ce minerai appelée à transiter par cet axe, selon les projections évoquées lors des travaux.
Les participants examinent également l’intégration du Corridor de Lobito dans la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), afin de renforcer les échanges commerciaux et de favoriser l’intégration économique régionale.
Lors de la première session consacrée aux « Investissements dans le secteur des infrastructures », le ministre John Banza Lunda a présenté les priorités de la RDC dans ce domaine, considéré comme déterminant pour la réussite du Corridor de Lobito.
Les travaux de cette deuxième réunion de coordination se poursuivent jusqu’à mardi 6 octobre 2026.







