Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a remis en question les déclarations de l’ancien président de la République, Joseph Kabila, concernant la réunification et la pacification de la République démocratique du Congo (RDC), en évoquant plusieurs événements politiques et sécuritaires survenus durant son mandat.
Devant les députés nationaux, le speaker de la Chambre basse du Parlement a notamment rappelé l’expiration du deuxième et dernier mandat constitutionnel de Joseph Kabila, le 19 décembre 2016, ainsi que les deux années supplémentaires écoulées avant la tenue de l’élection présidentielle de décembre 2018, malgré l’accord politique de la Saint-Sylvestre conclu en décembre 2016.
Aimé Boji Sangara a également évoqué les manifestations réprimées sous l’ancien régime, les violences enregistrées dans les provinces du Kasaï ainsi que la persistance des groupes armés dans l’est du pays.
À travers ces rappels, le président de l’Assemblée nationale a confronté le bilan revendiqué par l’ancien chef de l’État aux événements politiques et sécuritaires qui ont marqué cette période.
Cette intervention remet ainsi au centre du débat la question du respect de l’ordre constitutionnel, de la gestion des crises politiques et des résultats obtenus en matière de pacification du territoire national.







