Le gouvernement congolais a documenté des violations massives des droits humains commises lors de l’occupation de la ville d’Uvira, chef-lieu provisoire du Sud-Kivu, par les rebelles de l’AFC/M23, selon un rapport présenté mardi à Kinshasa par le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba.
D’après ce rapport gouvernemental, plus de 1.500 personnes ont été tuées, près de 14.400 femmes violées et environ 300.000 habitants contraints au déplacement en l’espace de cinq semaines, soit du 10 décembre 2025 au 18 janvier 2026.
Le document indique également que plus de 12.000 enfants ont été exposés à la déscolarisation, à des traumatismes psychologiques ainsi qu’à des séparations familiales durant cette période.
Par ailleurs, la découverte de plusieurs fosses communes, mentionnée dans ce rapport d’une dizaine de pages, atteste de l’ampleur des pertes en vies humaines enregistrées dans cette partie du territoire national.
Les autorités congolaises soulignent que ces exactions constituent de graves violations des droits humains et appellent à la mobilisation de la communauté nationale et internationale pour y mettre fin.







