La République démocratique du Congo a été réélue, mercredi 11 février à Addis-Abeba, membre du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine avec un mandat de deux ans. Kinshasa a obtenu 44 voix sur 48, confirmant ainsi son ancrage au sein de l’organe décisionnel chargé des questions de paix sur le continent. Il s’agit du deuxième mandat consécutif du pays, après celui entamé le 1er avril 2024.
Le Conseil de paix et de sécurité est l’instance permanente de l’Union africaine compétente en matière de prévention, de gestion et de règlement des conflits. Inspiré du Conseil de sécurité des Nations unies, il joue un rôle central dans l’architecture africaine de paix et de sécurité, notamment à travers les opérations de soutien à la paix, les missions d’observation électorale ou encore les mécanismes d’alerte précoce.
Pour la RDC, cette réélection intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible, alors que l’est du pays reste marqué par l’activisme de groupes armés et des tensions régionales persistantes. Kinshasa avait déjà assuré la présidence tournante du CPS en novembre 2024 puis en janvier 2026, deux séquences diplomatiques durant lesquelles les autorités congolaises avaient plaidé pour un renforcement de la coopération régionale et une implication accrue de l’Union africaine dans les processus de paix en cours.
Avec 44 voix sur 48, la RDC bénéficie d’un large soutien des États membres, un signal diplomatique que les autorités congolaises ne manqueront pas de mettre en avant. Ce vote consolide également la position de l’Afrique centrale au sein du CPS. Le Gabon a, lui aussi, été élu lors de ce scrutin, représentant l’autre siège attribué à la sous-région.
Ce nouveau mandat devrait permettre à Kinshasa de poursuivre son plaidoyer en faveur d’une réponse africaine coordonnée aux crises sécuritaires, tout en renforçant son influence au sein des instances décisionnelles de l’Union africaine.







