L’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) accuse le groupe MTN (Mobile Telephone Networks) de fournir « illégalement » des services de téléphonie mobile et d’accès à Internet dans l’est du pays. Dans un communiqué publié le 11 février à Kinshasa, le régulateur affirme que l’opérateur ne dispose pas d’un titre d’exploitation régulièrement délivré.
D’après le document signé par le président de l’ARPTC, Christian Katende, les faits concernent notamment les villes de Goma et de Rutshuru, au Nord-Kivu. L’institution évoque une violation de la loi de novembre 2020 relative aux télécommunications et aux technologies de l’information et de la communication.
Ces accusations interviennent dans un contexte sécuritaire complexe dans l’est de la RDC, où certaines zones échappent partiellement au contrôle des autorités centrales. Dans ces régions, l’accès aux services de télécommunication représente un enjeu stratégique, à la fois économique, sécuritaire et politique.
L’ARPTC indique avoir déjà saisi des instances nationales et internationales. Il parle d’« exploitation irrégulière ».
Le régulateur assure qu’elle utilisera « toutes les voies de droit » pour faire respecter les lois et défendre ce qu’elle qualifie de souveraineté numérique du pays.




