Au Sud-Kivu, le gouvernement provincial a annoncé, ce samedi 28 février, la découverte de deux fosses communes à Uvira, où plus de 150 civils auraient été enterrés. L’exécutif accuse l’AFC/M23 et les forces rwandaises d’être responsables de ces massacres, exige l’ouverture d’enquêtes internationales et appelle à des sanctions ciblées contre les auteurs et leurs soutiens.
C’est un bilan macabre qui vient d’être rendu public par le porte-parole du gouvernement provincial du Sud-Kivu. Selon le communiqué, 151 corps ont été identifiés dans deux sites distincts de la ville d’Uvira : 121 victimes au cimetière du quartier Kavinira et 30 autres dans un enclos du quartier Kilomoni.
D’après les premières investigations menées sous l’autorité du gouverneur Jean-Jacques Purusi, ces exécutions sommaires auraient eu lieu juste avant le retrait des éléments de l’AFC-M23, intervenu le 18 janvier dernier. Le gouvernement provincial affirme que ces miliciens étaient alors soutenus par les forces de défense rwandaises (RDF), dont la présence dans la zone est, selon le texte, « largement documentée ».
« Crimes de guerre et crimes contre l’humanité »
Le communiqué invoque explicitement le Statut de Rome de la Cour pénale internationale, qualifiant ces massacres de « crimes de guerre » et de « crimes contre l’humanité ». Le gouvernement provincial va plus loin en évoquant une dynamique de violences planifiées qui nécessiterait, selon lui, un examen au regard de la Convention de 1948 sur le génocide.
Appel à une enquête internationale
Face à la gravité de ces découvertes, le Sud-Kivu exige désormais : (i) l’ouverture immédiate d’une enquête internationale indépendante ; (ii) l’identification et la poursuite des donneurs d’ordres, quel que soit leur rang ; (iii) l’application de sanctions ciblées contre les auteurs et leurs soutiens extérieurs.
Le gouvernement provincial réitère également son appel au Conseil de sécurité des Nations Unies pour l’application intégrale de la résolution 2773.
Tout en condamnant ces massacres,
Le gouvernement provincial a exprimé sa compassion aux familles des victimes. Il a réaffirmé son engagement aux côtés du président de la République, Félix Tshisekedi, pour que justice soit rendue et que ces crimes ne restent pas impunis.







