Sénat  : opposé à la révision constitutionnelle, Bahati Lukwebo visé par une motion de défiance

À quelques jours de la rentrée parlementaire prévue le 15 mars, une tension politique émerge au Sénat. Le deuxième vice-président de la chambre haute, Modeste Bahati Lukwebo, fait l’objet d’une motion de défiance initiée par le sénateur Dany Kabongo Bondanya.

L’initiative a été annoncée ce 5 mars 2026, soit neuf jours avant l’ouverture de la session parlementaire. Elle intervient au lendemain des déclarations publiques de Bahati Lukwebo, faites le 4 mars, dans lesquelles il s’est opposé à toute révision ou modification de la Constitution en République démocratique du Congo.

Lors de cette prise de parole, le leader politique a affirmé que le pays ne souffre pas d’un problème de textes, mais plutôt d’un manque de volonté dans leur application. Selon lui, le débat autour d’une éventuelle révision constitutionnelle constitue un « faux débat » qui détourne l’attention des véritables préoccupations de la population.

Ces propos ont suscité une réaction du sénateur Dany Kabongo Bondanya, qui estime que cette position traduit un manque de respect à l’égard du président de la République, Félix Tshisekedi.

Dans l’argumentaire accompagnant la motion, l’élu reproche à Bahati Lukwebo de ne pas avoir consulté le chef de l’État avant de s’exprimer publiquement sur une question aussi sensible. Il rappelle que le président Tshisekedi est l’autorité morale de l’Union sacrée de la nation, coalition politique dont Bahati Lukwebo est également membre du présidium.

Cette initiative politique intervient dans un contexte marqué par un débat croissant autour de l’éventualité d’une réforme constitutionnelle en RDC, un sujet qui continue de diviser la classe politique.

Si elle est examinée par les sénateurs, la motion de défiance pourrait relancer les tensions au sein de la majorité parlementaire à l’approche de la nouvelle session législative.

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