RDC : « tout dialogue préparant un troisième mandat présidentiel est voué à l’échec », estime le camp Katumbi

Le parti politique Ensemble pour la République de l’opposant Moïse Katumbi a réaffirmé, dans une déclaration rendue publique ce lundi 02 février 2026 à Kinshasa, son opposition ferme à toute initiative de dialogue national qui viserait, directement ou indirectement, à prolonger le mandat présidentiel en cours ou à préparer un troisième mandat.

Selon cette formation politique, la Constitution de la République démocratique du Congo est claire et sans ambiguïté : le Président de la République exerce actuellement son second et dernier mandat, qui s’achève en 2028. Toute tentative de glissement, de révision constitutionnelle ou de manœuvre institutionnelle est jugée contraire à la Loi fondamentale.

« Le pays n’a besoin ni de glissement, ni de tripatouillage constitutionnel, ni d’ambiguïtés institutionnelles. Tout dialogue qui servirait de prétexte à la prorogation du mandat en cours ou à la préparation d’un troisième mandat est, par avance, voué à l’échec », prévient le camp Katumbi.

Ensemble pour la République souligne qu’un dialogue national crédible ne peut s’ouvrir sans des préalables indispensables, au premier rang desquels figurent la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et d’opinion, la levée des condamnations à caractère politique ainsi que l’arrêt des poursuites judiciaires instrumentalisées à des fins politiques. Pour le parti, ces mesures constituent le socle minimal de la confiance nécessaire à toute concertation sincère.

Le parti estime par ailleurs que le dialogue ne doit pas être un simple exercice de façade destiné à conforter le pouvoir en place, mais un cadre sérieux visant à traiter les causes profondes de la crise politique, sécuritaire et sociale que traverse le pays.

Ensemble pour la République dénonce également ce qu’il qualifie de contradictions des autorités actuelles, notamment le refus de dialoguer avec l’opposition sur le territoire national, alors que des discussions sont menées à l’étranger avec des groupes armés. Une situation qui, d’après le parti, fragilise la parole de l’État et accentue la méfiance des citoyens.

Le camp Katumbi a réaffirmé son soutien à l’initiative conjointe de la CENCO et de l’ECC pour un Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble, qu’il considère comme le cadre le plus crédible pour un dialogue national inclusif et apaisé.

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