RDC : l’ECiDé passe à l’offensive pour exiger l’application de la résolution 2773 et la tenue d’un dialogue national inclusif au premier trimestre 2026

Réuni à Kinshasa du 22 au 29 décembre, le Conseil national du parti Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé), de l’opposant Martin Fayulu, a adopté plusieurs résolutions portant à la fois sur la réforme interne du parti et sur la situation politique, sécuritaire et humanitaire en République démocratique du Congo. Le parti annonce des actions politiques et diplomatiques au niveau national et international pour exiger l’application « immédiate, intégrale et sans conditions » de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi que la tenue d’un dialogue national inclusif au premier trimestre 2026.

Sur le plan organisationnel, le Conseil national a approuvé la révision de plusieurs dispositions des statuts du parti afin de les adapter à son évolution. Il a également instruit son Bureau national de procéder à une restructuration « complète et urgente » de l’ensemble de ses organes, incluant le Bureau national, les exécutifs provinciaux, les structures de la diaspora ainsi que les sections locales, dans le but de renforcer l’efficacité du fonctionnement interne du parti.

Un dialogue national pour faire face à la crise

Dans sa résolution politique, l’ECiDé estime que la RDC traverse une crise « sécuritaire, humanitaire, politique et sociale », marquée notamment par l’occupation d’une partie du territoire national par les rebelles de l’AFC/M23, avec le soutien du Rwanda.

L’ECiDé demande au Président Félix Tshisekedi de convoquer, au premier trimestre 2026, un dialogue national inclusif devant permettre  d’identifier les causes profondes de la crise, de restaurer la cohésion nationale et de définir des solutions durables pour préserver l’intégrité territoriale.

Le Conseil national estime en outre que le Chef de l’État porte une responsabilité politique dans le blocage du processus de dialogue et dans l’aggravation de la crise.

La situation humanitaire au cœur des préoccupations

Le parti s’alarme également de la situation humanitaire dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, ainsi que dans certaines zones de l’ouest du pays affectées par le phénomène Mobondo. Il dénonce les violences récurrentes, les déplacements massifs de populations et l’absence d’une réponse étatique jugée efficace et coordonnée.

Il a par ailleurs annoncé le lancement d’une vaste campagne politique et citoyenne de lutte contre la corruption, le détournement et le pillage des fonds publics afin, selon lui, de renforcer les capacités financières de l’État et d’améliorer la prise en charge des urgences sécuritaires et humanitaires.

Enock Mwaka

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