RDC : ce que l’on sait de la suspension du porte-parole des FARDC

La nouvelle est tombée comme un couperet. Le Général-Major Sylvain Ekenge, jusqu’ici porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), a été suspendu de ses fonctions. Une décision rare, prise dans l’urgence, alors que le pays fait face à une crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays.

À l’origine de cette suspension : des propos jugés « discriminatoires » envers la communauté tutsi, tenus samedi dernier par le Général-Major Sylvain Ekenge sur les antennes de la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC).

Très vite, l’État-major général des FARDC a pris ses distances avec ces propos, les désavouant publiquement dans un communiqué publié ce lundi.

« Les propos décriés ne reflètent en rien la position officielle de la République démocratique du Congo, ni celle du Commandant suprême des FARDC, Son Excellence Monsieur le Président de la République, encore moins celle du Gouvernement », précise l’armée congolaise.

Le communiqué souligne également que ces déclarations sont « incompatibles avec les valeurs républicaines et les missions constitutionnelles dévolues aux FARDC ».

L’État-Major Général des FARDC a, par ailleurs, appellé la population à « l’unité, à la cohésion nationale et au rejet de tout discours de haine », rappelant que le soutien populaire demeure un élément clé pour permettre aux FARDC d’accomplir leur mission, consistant « à défendre et à protéger, avec discipline et professionnalisme, la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays », ainsi que « la sécurité de toutes les Congolaises et de tous les Congolais, sans aucune distinction. »

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