Depuis le 18 février, les fidèles musulmans de Durba, dans la province du Haut-Uélé, observent le mois sacré du Ramadan, à l’instar de ceux de la République démocratique du Congo et du reste du monde.
Neuvième mois du calendrier islamique, le Ramadan est une période de jeûne, de prière et de purification spirituelle. Du lever au coucher du soleil, les croyants s’abstiennent de manger, de boire et de tout comportement susceptible de compromettre leur discipline spirituelle, afin de se rapprocher davantage de Dieu, de renforcer leur piété et de cultiver la maîtrise de soi.
Selon Sheikh Issa Biharufu, représentant régional islamique Watsa–Faradje, ce mois sacré est avant tout un temps de transformation intérieure. « Le musulman doit changer de comportement, s’éloigner du péché et multiplier les bonnes actions », explique-t-il. Il insiste sur la nécessité de privilégier la prière, la solidarité, le pardon et l’entraide envers les plus démunis.
L’imam rappelle également que plusieurs interdits accompagnent le jeûne quotidien, notamment la consommation de nourriture et de boissons durant la journée, ainsi que certains comportements contraires à l’esprit de recueillement et de respect d’autrui.
Toutefois, des dispenses sont prévues par la tradition islamique. Les femmes en période menstruelle, les personnes malades, les voyageurs et d’autres cas spécifiques ne sont pas tenus d’observer le jeûne, conformément aux prescriptions religieuses.
À travers ce mois de dévotion, Sheikh Issa Biharufu lance un appel aux musulmans de la région à intensifier les prières, à raffermir leur foi et à se rapprocher de Dieu, afin que cette période soit porteuse de paix, de cohésion sociale et de renouveau spirituel pour toute la communauté.
Elias Magumba







