Le témoignage accablant d’Ilemo Mosengo Nzuzi, dont la vidéo récemment devenue virale sur les réseaux sociaux a suscité l’indignation. Dans cette séquence, il apparaît dans un état de dénutrition avancée et affirme avoir été détenu pendant sept mois dans un cachot à l’Inspection provinciale de la police de Kinshasa (IPKIN) sans avoir été entendu par la justice. Mosengo explique que sa détention serait liée au dépassement, avec son tricycle, de l’escorte d’un général non nommé.
Mercredi dernier, une courte vidéo a suffi pour provoquer une onde de choc sur les réseaux sociaux. En une minute trente secondes, un homme amaigri, visiblement affaibli, raconte ce que beaucoup peinent encore à croire.
Face à la caméra, s’exprimant en lingala, l’une des langues nationales de la République démocratique du Congo (RDC) https://x.com/i/status/2011462967859016189, Ilemo livre un témoignage qui glace le sang.
Son calvaire, raconte-t-il, commence à Kinshasa le jour où il a été interpellé pour avoir dépassé avec son tricycle l’escorte d’un général.
À partir de cet instant, sa vie bascule. Ilemo Mosengo révèle avoir été privé de liberté pendant sept mois, sans procès, sans jugement. Il décrit cette période comme une descente aux enfers.
Lorsqu’il recouvre sa liberté, son corps porte les stigmates de cette épreuve. Il est affaibli, incapable, selon ses propres mots, de se tenir debout. Il précise toutefois n’avoir subi aucun passage à tabac durant sa détention.
Libéré, Monsengo affirme avoir été abandonné devant l’hôpital Camp Lufungula, à Kinshasa.
Face à l’émotion provoquée par cette affaire, le ministre des Droits Humains a réagi. Dans un communiqué daté du 15 janvier, Il a indiqué suivre et documenter ce dossier depuis le 20 décembre 2025.
Le ministre de tutelle, Samuel Mbemba, a rappellé que la liberté de la personne poursuivie demeure le principe et la privation de liberté est une exception.
« Chaque atteinte à ce principe constitue une violation des droits et libertés fondamentaux », a-t-il souligné avant de réaffirmer l’attachement du gouvernement à la promotion et la protection des Droits Humains durant le procès pénal.
Le ministre a, par ailleurs, recommandé aux Autorités judiciaires l’observance accrue de la présomption d’innocence et un de ses corollaires qu’est la liberté durant le procès pénal.
À la tête du ministère des Droits Humains depuis août 2025, Samuel Mbemba a fait du respect des droits fondamentaux des citoyens congolais son cheval de bataille.
Dans ce cadre, il a lancé, depuis le mardi 6 janvier, des consultations de médiation en faveur des travailleurs et de toute personne s’estimant victime de violations de leurs droits fondamentaux.
Ces audiences se tiennent chaque mardi à Kinshasa et visent à prévenir les conflits sociaux. Le ministre reçoit personnellement les plaignant(e)s à partir de 10 heures, dans son cabinet situé à l’immeuble Kasaï, à Royal, dans la commune de la Gombe.
Dans un communiqué daté du 4 janvier,
le ministère des Droits Humains précise que cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’ordonnance n°25/293 du 15 décembre 2025 relative aux attributions des ministères.







