C’est la fin d’une pratique qui indignait la jeunesse kinoise. Le commissaire provincial de la police de Kinshasa, Israël Kantu, a ordonné ce lundi l’arrêt immédiat des arrestations visant les hommes aux coiffures jugées « extravagantes ». Un rappel à l’ordre qui intervient après une instruction directe du président Félix Tshisekedi.
À Kinshasa, le style capillaire ne sera plus un motif d’interpellation. Depuis plusieurs mois, de nombreux jeunes hommes de la capitale congolaise se disaient victimes de harcèlement policier en raison de leurs tresses, de leurs dreadlocks ou de leurs colorations, souvent associés à tort à la délinquance urbaine.
Alerté dimanche dernier, alors qu’il recevait les Léopards de la RDC pour célébrer leur qualification historique au Mondial 2026, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a saisi l’occasion pour s’adresser aux forces de sécurité. Le chef de l’État a publiquement désapprouvé ces pratiques policières, ordonant ainsi sa fin.
Dès lundi, le général Israël Kantu a relayé l’instruction présidentielle avec fermeté. Dans un communiqué officiel, le chef de la police de Kinshasa a rappelé ses troupes à l’ordre.
« Au sujet de l’instruction du Chef de l’État, le chef de la police kinoise, Israël Kantu, a ordonné la cessation de toutes les arrestations arbitraires des kinois au motif de l’extravagance de leurs chevelures. Il a appelé ses policiers à la discipline et au respect des droits de l’homme », a-t-on lu dans le communiqué du Commissariat provincial de la Police nationale congolaise (PNC) ville de Kinshasa.
Désormais, la police nationale congolaise (PNC) est invitée à se concentrer sur ses missions régaliennes de protection des citoyens, loin des considérations esthétiques qui empoisonnaient jusqu’ici les relations entre la police et les jeunes Kinois.







