La tension monte à Watsa, dans le Haut-Uele. Les personnes affectées par le projet PAP de la mine d’or Kibali dénoncent des engagements non respectés après leur relocalisation à Kokiza, dans la chefferie Bari-Logo. Elles somment l’entreprise d’agir et menacent de se mobiliser si aucune solution n’est trouvée dans les prochains jours.
Déplacées dans le cadre de l’exploitation minière, ces populations affirment vivre aujourd’hui dans le désarroi. Elles rappellent que plusieurs engagements avaient été pris par l’entreprise lors de leur relocalisation, notamment en matière d’infrastructures et d’accès aux services de base.
Selon leur représentant, plusieurs correspondances ont été adressées à Kibali Gold Mine afin d’attirer l’attention sur leurs préoccupations. Mais, affirment-elles, ces démarches sont restées sans réponse, se limitant souvent à des promesses non tenues.
Parmi les principales revendications figure la question de l’électricité. La population dénonce la coupure du courant depuis près d’un an dans cette partie de la chefferie Bari-Logo. Pourtant, expliquent-ils, l’entreprise aurait transféré la responsabilité du rétablissement de l’électricité à la Société Minière de Kilo-Moto (SOKIMO), une option rejetée par le président des PAP de Kibali, Ugwayo Ewada.
Selon lui, la communauté affectée n’a signé aucune convention avec la SOKIMO ni avec le gouvernement provincial, mais uniquement avec Kibali Gold Mine concernant les engagements liés à leur délocalisation.
« La population est à bout de patience face aux dérives dont elle se dit victime », a-t-il déclaré, estimant que les engagements pris doivent être respectés par la société minière.
Face à cette situation, les personnes affectées préviennent que si aucune solution n’est trouvée dans les prochains jours, la population pourrait se mobiliser pour faire valoir ses droits.
Elias Magumba







