Dans la province du Haut-Uele, au Nord-est de la République démocratique du Congo, le gouverneur Jean Bakomito Gambu a inauguré, mardi 30 décembre, deux ouvrages d’importance sur la Route nationale numéro 26. Il s’agit du pont Bomokandi, jeté sur la rivière du même nom, et du pont Kidi, situé au kilomètre 211 de cet axe vital reliant plusieurs entités du territoire de Watsa.
La cérémonie, qui a rassemblé une foule nombreuse venue de différentes localités, marque une étape significative dans la réhabilitation des infrastructures routières de la province, une priorité inscrite dans la vision du président de la République, Félix Tshisekedi.
Financé par le Fonds national d’entretien routier (FONER) avec l’appui du gouvernement provincial, le pont Bomokandi remplace un ancien ouvrage effondré il y a deux ans. Le pont Kidi, construit en 1922, a quant à lui été entièrement réhabilité grâce aux ressources propres de la province. Les deux infrastructures assurent désormais une liaison fluide entre le secteur de Gombari et la chefferie K/Ateru, redonnant toute son importance à la RN26.
Dans son discours, le gouverneur Jean Bakomito Gambu a salué l’implication des autorités nationales et des services techniques, notamment le ministère des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction (ITPR), le FONER et l’Office des routes.
Il a également appelé la population et les opérateurs économiques au strict respect du tonnage autorisé, fixé à 45 tonnes, mettant en garde contre toute tentative de dégradation volontaire des ouvrages.
L’autorité provinciale a par ailleurs annoncé l’installation prochaine d’un pont bascule supplémentaire afin de renforcer le contrôle du trafic lourd, rappelant que la province dispose déjà de quatre dispositifs de ce type.
Pour les habitants de la région, la réouverture de ces deux axes routiers est vécue comme un véritable soulagement. Elle ravive l’espoir d’un regain des activités économiques et d’une meilleure circulation des personnes et des biens.
Avec l’inauguration des ponts Bomokandi et Kidi, le Haut-Uele franchit ainsi une nouvelle étape vers son désenclavement, dans une province où les infrastructures routières restent un enjeu majeur de développement.







